Les textes de Wawa O

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Wawallégorie

À chaque jour, je prends un moment afin de porter attention à mon
milieu ambiant.
Ainsi ce matin, j’ai choisi d’observer la respiration de notre planète.
Ronchon, ce vieil orignal coiffé d’un panache digne de la monarchie,
dit que ce que je qualifie de respiration, se nomme le vent.

Quoi qu'il en soit, je me suis vite aperçu que ce vent était toujours à l’œuvre et qu’il était de plus, fort doué.
Ainsi, pour bien me montrer sa présence, il me papouillait légèrement le visage, comme s’il voulait en buriner l’image dans son carnet de route.
Puis, il cadençait à la mesure d’un concerto, toutes les feuilles du chêne blanc, ce bel arbre, qui chaque fois que je le regarde me tend ses énormes branches pour m’indiquer que je suis toujours le bienvenu près de lui.
Du même coup, il faisait frémir l’épiderme de l’étang de ses longues et chaleureuses accolades.
L’instant d’après, il m’apportait tous les effluves des bois dans les replis de sa main.
Ensuite, il soutenait sur son épaule ce splendide voilier d’oies sauvages qui se dirigeait vers la faune arctique.
Enfin, il s'amusait à spatuler les nuages de cet infini ciel bleu, ce même bleu de la densité des glaciers du Grand Nord canadien.

J’ai alors vu le vent inspirer toutes ces observations et les conduire dans son souffle chaud vers un autre devenir.
C’est à ce moment que j’ai cru entendre le vent bourlinguer
mon nom: ''Wawa o…Wawa o... '' disait-il.
Mais après coup, je me suis rendu compte que c’était ma bonne amie Grisbi, cette louve d’une exquise beauté qui était venue me rendre visite.
-Tu es belle comme un lever de soleil, jamais je ne vivrai assez vieux pour pour admirer toute ta grâce, chère amie.
-Aujourd’hui dit-elle, j’ai le pressentiment que je vais vivre quelque chose de magnifique est-ce que tu veux m’accompagner ?
-Mais où vas-tu de ce pas ?
-Chez Rondouillard, l’ours noir.
-Mais c’est toujours un plaisir de voyager avec toi !
C’est ainsi que nous avons emprunté le sentier cuivré d’aiguilles de pin
séchées. Puis, nous avons tourné à gauche au 18 ième tremble, après avoir fait un léger arrêt au chêne rouge.
Nous avons marché quelques arpents, puis au sapin vert, nous avons tourné à droite.
Nous étions à regarder une somptueuse amanite lorsque je vis les deux pattes avant de Grisbi fléchir brusquement; elles qui d’habitude sont si solides. Après quelques secondes, elle s’est étendue doucement sur l’herbe. Sa fourrure argentée s’est alors lentement
teinté du pourpre de la sinningia.
En regardant vers le sud, j’ai vu un homme habillé des couleurs de la forêt tenant un fusil à l’épaule. J’ai regardé à nouveau Grisbi et j’ai alors perçu la douleur dans ses yeux encore à demi ouverts.
Puis, au-delà de celle-ci, j’ai été amené malgré moi dans un monde qui m'était tout à fait inconnu.
- Quel monde étrange ! Où m’as-tu conduis ? lui dis-je
- Ici c’est l’univers de l’énergie avant la matière.
Un monde où tout est énergie, où il n’y a plus de substance à toucher, où tout est lumière et vibration. La séparation n’existe pas. Tout fait partie du même continuum, c’est le présent sempiternel.
Je suis toi, tu es moi, nous sommes le chasseur qui vient d’agir.
Comme tu peux le constater, l’énergie change simplement de forme, elle se restructure, mais jamais elle ne disparaît ou ne meurt. C’est ainsi que contrairement à ce que tu crois... la mort n’existe pas.
Le chasseur n’aura été en définitive que l’élément qui aura permis la réorganisation de l’énergie, ouvrant ainsi le champ de toutes les possibilités.

J’étais toujours dans un état d’apesanteur lorsque la lumière dans laquelle je baignais s’est mise à osciller plus rapidement, m’entraînant dans une grisante spirale. J’ai alors entendu et ressenti un sifflement qui caressait mes oreilles, tout comme lorsque mon amie la louve courrait à toute allure dans les bois et que je me tenais bien solide, sur l’épaisse fourrure de son dos.
J’ai compris que l’on venait de me ramener dans mon monde.
Lorsque j’ai ouvert les yeux, j’ai vu le chasseur qui s’éloignait lentement portant fièrement Grisbi autour de son cou. Ses belles pattes grises pendaient de chaque côté de lui.
Ce que mon amie a voulu me faire comprendre, est que la mort
est un leurre. Bien qu’elle semble une fin, elle est plutôt le trait d’union d’ une transformation.
Wawa o sait maintenant que nous sommes une matérialisation de l’énergie qui peut en tout temps changer de forme, mais qui ne disparaîtra jamais.


''En nous existe l’univers incréé.'' Wawa o, l’imagicien rêveur.

 

Wawa o, l’imagicien rêveur.

 

Wawaronnerie

Cet après-midi, j’ai quitté mon étang pour aller à l’aventure. J’ai dû traverser une grande surface dure, chaude et noire sur laquelle circulaient à une vitesse folle de gros engins de métal qui faisaient un bruit d’enfer.
Mon ami le cerf Elfi, dit que ce sont des autos qui sont mobiles.

Puis j’ai franchi un long champ de blé, ambré tel le miel de l’abeille.

Tout au bout du celui-ci, j’ai entendu une harmonie de notes qui vibraient à l'unisson. J'ai alors réalisé que c’était de la musique. En portant davantage attention, j’ai reconnu une composition de Beethoven. La "Sonatina opus 79".

Mais, un énorme sapin aux aiguilles aussi longues qu’une histoire de Wawa o, m’empêchait de voir qui jouait cette musique.

Je me suis donc avancé un peu plus et j’ai alors réalisé que ce que j’entendais, c’était le ruissellement de l’eau qui louvoyait sur les pierres du lit de la rivière.

Alors, Wawa o a compris d’où venait une partie de l’inspiration de Beethoven lorsqu'il composait sa musique…et cela le rendit heureux pour le reste de la journée.

Le rêve met la morosité en échec .

Que d’éloquence nous avait déployée,
notre divine nature, dès l'aube levée.

Dans son imaginaire infini, elle avait puisé,
et d'un tableau surréaliste, nous avait gratifié.

Le ciel de son soleil était spolié.
L'étang dans sa lactescence se laissait deviner.

À peine pouvions-nous les arbres distinguer,
car sur un fond opalin, ils étaient filigranés.

Vous l'aurez sans doute suspecté
une nuée matinale, nous avait immergés,
tout était d’une blancheur immaculée.
Du blanc de l'écume d’une mer tourmentée
par le courroux de la tempête déchaînée.

Même les yeux fermés, nous pouvions déceler
la densité de ce lustre irisé.

Seules les vocalises de l'oiseau niché,
tels les rires de l'enfant émerveillé
avaient gardé leur pleine intensité.

Puis peu à peu, le voile s'est dissipé,
transsudant tout l'éclat de cette nature exaltée,
que nous contemplons sans jamais se lasser.

Avait-elle choisi de nous improviser cette a q u a r e l l e
pour nous révéler toute sa tendresse maternelle ?

Si par un bel après-midi, tu étais assis sur l’herbe
regardant la corolle d’une fleur qui s’ouvre sur l’inconnu .
Et si lentement, tu d’endormais,
glissant dans un rêve.
Si dans ce rêve tu atteignais le ciel
y cueillant une étoile étrange.
Et si tu te réveillais,
tenant cette étoile dans le creux de ta main...
Alors…

''En nous respire la source, à nous d’y puiser pour nous transformer.''

Il y a le rêve ''désir'', nos aspirations,
et le rêve ''illusion'', nos chimères.
Le rêve désir fait avancer notre monde.
Le rêve illusion est un baume pour l'âme.
Pouvons-nous vraiment vivre sans eux ?

______________________________

Là, bien dissimulé,
tu peux me subodorer.
Là, bien à l’abri
dans le non-défini;
entre deux pensées
logis j’ai trouvé.
Là, en accompli,
je meus l’infini.
Le bonheur en mes traits,
je fais office de paix.
Là, bien intemporel,
d’un amour inconditionnel
je veille en sentinelle.
Je suis ton âme fidèle,
ton souffle éternel.

Du non manifesté,
une intention est née.

Issue du pur néant,
au fil du temps,
dans l’esprit d’une maman,
elle prit enracinement.

Voulant, à elle-même s’éveiller,
elle choisit de se matérialiser.
Alors, enfant, elle a créé.

Du monde des anges il a émergé,
son regard en est constellé.
Ses vibrations sont arasées
à celle de l’univers entier.

Pour peu que vous l’enlaciez,
votre esprit s’en trouve apaisé.
Dès lors, le verbe aimer
se fait conjuguer.

Et puis…

D'un souffle imaginaire, ces idées ont exsudé
dans ce même souffle, elles ont reflué.

Un inconnu, au matin s’est levé…
En son esprit, une idée a germé.
Dans son jardin, il est allé
un peu de terre, il a bougé.
Quelques graines, il a semé,
sur elles, de l’eau, il a versé.
Discrètement, un roseau a émergé.
Longuement, il l’a aimé et bichonné.
À nouveau lui est venue une idée…
Du roseau, une flûte, il a façonné.
Dans cette flûte, il a soufflé
une mélodie, il a imaginé.
Dans les plaines et vallées
sa musique, a exhalé.
Puis, le vent l’a pérégriné,
en mon oreille, elle s’est logée.
Mon âme, elle a charmé,
mon corps, elle m’a fait oublier.
Alors, de l’intériorité s’est entrelacé
le tissu d’une conscience partagé,
avec cet inconnu, qui au matin s’est levé…
Imaginons…
Tenez, imaginons une rivière.
Une rivière dans laquelle s’agite une eau cristalline,
et qui serpentine au creux d’une vallée.
Ses rives sont jonchées de longues herbes et de fleurs sauvages.
Plusieurs sont écloses, d’autres sont en devenir.
Regardez… juste là, ce gigantesque hêtre!
Allons nous asseoir sous cet arbre, et admirons ce magnifique
panorama qui s’offre à nous.
Appuyons notre colonne vertébrale le long de son tronc.
Voilà, comme ça.
Vous ressentez cette énergie qui émane de son robuste corps ?
Quel calme ce hêtre nous apporte, simplement en rééquilibrant
nos vibrations!
Regardez là-haut, toute cette animation que nous orchestrent
ces hirondelles qui trissent et virevoltent dans ce ciel azuré!
Et ce parfum d’herbe fraîche qui nous taquine l’odorat, cette
douce brise qui nous câline le visage, comme pour en garder
souvenir. Ah... tout cela nous rend extatique !

Mais au fait, que venons-nous de faire ?
Un acte de pure création.
Nous avons imaginé une toile.
Nous avons peint cette toile.
Et nous sommes entrés dans celle-ci, pour la vivre!

De la conscience universelle, nous avons extirpé des lignes, des
formes, et des couleurs invisibles.
Puis nous avons improvisé un tableau que nous avons peint.
Notre toile était ce monde.
Notre pinceau était un atome de conscience (nous) qui se déplaçant
sur la toile donnait une forme à l’univers.
Imaginons…
...qu’il en soit ainsi pour tout,
...que nous créions la réalité dans laquelle nous vivons,
...que l’univers pense à travers nous.

Aujourd’hui Wawa est allé rencontrer le jour avant
qu’il ne commence.
Le jour au niveau de son incubation, alors qu’aucun
événement n’est encore en lui.
De cette façon, nous pouvons influencer l’intention
qui rend toute occurrence possible.
Là, assis sur une opale aux reflets irisés, un jeune enfant aux
yeux comme des flèches de lumière me regardait en souriant.
Formant un cercle avec son pouce et son index, comme un
magicien, il se mit à faire de grosses bulles de savon.
Je pouvais voir toutes les couleurs de l’arc-en-ciel dans ces
magnifiques bulles.
J’eus alors l’idée d’entrer dans l’une d’elles.
Doucement, je me suis élevé, voyant apparaître l’étendue
boisée, la ville, le comté, le pays, la terre, la galaxie.
Ouf…Quel spectacle!
Puis ma bulle a été attirée par la concentration gravitationnelle
indéfinie de la masse stellaire. J’étais rendu près de Cygnus X-1,
dans la constellation du cygne.
J’ai alors constaté que tout, mais absolument tout se dirigeait
vers ce point. Planètes, étoiles, poussière stellaire, lumière et
même la bulle de Wawa.
Rien ne pouvait échapper à cette attraction. C’était un trou noir.
J’étais heureux car enfin j’allais pouvoir voir ce qui se trame dans
un mystérieux trou noir.
J'ennnnntttttrrrrrreeeeee~~~~~~~~~~~~~~
~~~~~~~~. coda
Parfois…
Le comble n’est qu’un vide absurde.
Le vide est plein de sens.
Un rien nous comble.
Une colère noire fait voir rouge.
Une attitude légère est lourde de conséquences.
Notre absence trahit notre présence.
Le rire semble triste.
Un blanc de mémoire nous plonge dans le noir.
Un feu vous donne froid.
Nous pleurons de bonheur.
Nous tombons dans le malheur ou nous sautons de joie.
Parfois… Nous fermons les yeux pour mieux voir.
Nous ouvrons l’œil sans rein voir.
Nous marchons lentement vers le succès
mais nous courrons à notre perte.
Il y a des jours sombres et des nuits claires.
Nous nous sentons mal d’être bien.
Nous patientons impatiemment.
Nous baissons les bras haut la main devant l’épreuve.
Nous perdons notre temps à tenter de le gagner.
Nous reculons devant l’avancement.
Nous partons plus tôt pour arriver plus tard.
Un froid de canard nous donne la chair de poule.
Nous nous sentons seuls dans la foule.
Nous cherchons ailleurs ce qui est ici.
Parfois…
Il faut savoir s’arrêter!
Wawa l'imagien rêveur.

Alors que l’obscurité caresse encore le silence nocturne, la nuit exhale ses derniers soupirs.
Son souffle éperonne mon rêve et le fait échouer sur les rives de l’aube qui cherche à naître.
Mon œil cherche à percer les ténèbres, mais le rideau qui le couvre est encore lourd.
Lentement, mon esprit s’éveille, et réintègre sa nouvelle illusion.
Puis, je me souviens que je voulais aller à la rencontre du jour, alors qu’aucune intention n’y a été liée. Observer le soleil s’échapper des étoiles, et nous inventer le jour.
Je me couvre d’une laine chaude, et je vais prendre place en avant-scène sur la falaise.
Tout le décor est déjà monté.
Aucune brume matinale, aucun nuage.
Fébrile, avec la soif de voir, je patiente impatiemment.
Soudain, c’est le désarroi…
Je suis victime d’une arnaque, d’un abus de conscience…
De gros nuages noirs au sourire daubeur font leur apparition.
Le spectacle est compromis.
Je prie le vent de souffler ces imposteurs hors de ma réalité. Mais il n’a point oreille, et demeure implacablement sans le souffle.
Sans doute fait-il encore la grasse matinée !
Puis, il a enfin pitié. Je le vois d’abord s’avancer à pas feutrés, s’étirant nonchalamment en brise légère le long du phare blanc…(si blanc qu’on croirait qu’il a été neiger) pour finalement, venter ses vocalises à haute voix dans les peupliers filiformes près de la falaise.
Du même coup, il libère le ciel de toutes ses bourres de laine sombres.
Je peux alors assister paisiblement à la sublime scène.

’’L’intensité de notre bonheur est souvent à la mesure de notre impatience.’’

Wawa l’imagicien rêveur .

Voici l’histoire d’un rêve dans laquelle je rêve une histoire…histoire de se détendre!

Hier, alors que la noirceur est venue me couvrir, je ne me suis pas endormi, je me suis enrêvé.
Dans un songe étrange, j’étais invité à assister à une réunion du règne animal. L’ O.P.D.H.
(organisme de protection des humains.)
Pour cette réunion, les sous-bois d’une forêt boréale avec vue sur la plaine avaient été réservés.
Chaque espèce animal y était représenté et le sujet à l’ordre du jour était :
''Qu’allons nous faire de l’homme?''

Monocle un hibou au regard incisif présidait cette réunion. À tour de rôle, chaque animal qui avait été choisi, faisait son compte rendu sur ce qu’il avait vu lors de la mission qui lui avait été confié.
Ainsi, Grand Soleil, l’aigle royal, a dit avoir plané au dessus d’un océan de sable, où les hommes se faisaient la guerre.
Ils s’entretuaient les uns les autres, uniquement pour faire régner leurs idées.
Rondouillard, l’ours noir, a rapporté avoir vu l’homme raser des forêts entières, laissant ses habitants sans ressource.
Elfe bleu, le dauphin des océans, qui était venu dans son jacuzzi d’eau de mer, a raconté avoir vu l’homme étendre de longs filets de pêche, aussi longs que les histoires de Wawa , vidant systématiquement l’océan de ses hôtes.
Il a également vu l’humain y jeter de multiples déchets.

Et il en fut ainsi pendant toute l’après-midi.
Après avoir entendu tous ces témoignages, Monocle s’est retiré en compagnie de trois associés.
Nous ne les avons revus que deux heures plus tard.

Le verdict était celui-ci : '' il est indéniable que l’homme est un être fort intelligent. Mais il ne met pas au service de son environnement, ce grand privilège que la nature lui a octroyé.
Il ne mérite donc plus sa place après de nous, les animaux.
Nous n’aurons toutefois pas à l’éliminer, car il est visiblement en train de le faire lui-même.
Nous le condamnons donc à la peine de vie ; ce qui dans son cas équivaut à la peine de mort.
Par contre, bien qu’il se prétend animal raisonnable, il a été décidé en ce jour, de ne plus le considérer comme un animal.’’

Un jour, la nature eut une idée extraordinaire.
Créer l’homme.
Puis, elle s’est rendu compte qu’il trébucherait.
Mais, dans sa grande sagesse, elle a vu qu’il pourrait aussi se relever.
Alors, elle a donné suite à son idée géniale.

wawa l'imagicien rêveur.


Je suis assis au piano, modulant quelques notes.
Mes doigts s’immobilisent… je me sens interpellé.
La baie vitrée sur ma gauche me courtise.
Je devine qu’elle me fait de l’œil, afin que je lui jette un coup d’œil !
Et voilà que je succombe à ses avances.
De tout son bâti, elle sourit sur le jardin, car en ce moment, la luminosité du soleil a le vif éclat d’un regard. Une ambiance sereine y vagabonde.
De tic en tac, les secondes se rident en minutes, et les minutes vieillissent sagement en heures. Un calme singulier paralyse le présent dans son continu, alors qu’un bonheur à la mesure de l’instant qui se prolonge, s’établit lentement.
Il semble que la magnificence cherche à m’entourer.
Puis, je réalise, que ce n’est pas la somptuosité qui vient vers moi, mais plutôt moi qui me dirige vers elle.
Curieusement, plus je m’approche d’elle, plus elle recule ses limites. Comme si elle voulait me faire comprendre ce qu’est l’infinitude.
L’immensément grand, qui semble l’opposée de l’immensément petit, n’est en vérité, que son prolongement.
L’avant, l’après, et l’actuelle sont la même essence.
L’infini, peut-il s’éloigner de lui-même ?
Me voilà plongé dans le songe; ce monde où malgré nous, nous passons plus du tiers de notre existence.
Là où l'univers nous ouvre les portes de toutes les possibilités.
Où, nous ne sommes plus étonnés de voir le proche bordé le lointain, le réel s’unir à l’irréel, la matière devenir incorporelle.
J’écoute pour mieux voir et je regarde pour mieux entendre.
Une vibration se présente à moi, sa forme sinusoïdale et sa couleur bleue translucide me charment.
Je me laisse glisser sur son arabesque, lorsque soudain, sa physionomie me semble familière. Je me rappelle qu’elle a souvent sollicité mon oreille. D’un sourire moqueur, elle me pousse vers l’indéfinissable et je bascule aussitôt dans la corporalité.
Celle-ci m’indique alors, que Pacha le chat patiente impatiemment et miaule à tue-tête pour que je décroche de mon rêve et que je lui donne enfin son petit lait du matin.
L’univers se plaît à s’inventer au travers nos pensées et nos rêves!
Wawa l'imagicien rêveur.