Jai baigné mon cur dans les grands nymphéas
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Un jour javais rêvé dune douce journée
Où le soleil de miel donnait une caresse
A toute la vallée emplie de volupté
Une belle hirondelle chantait comme déesse
Un jour javais rêvé de rires enchantés
Qui la rendraient si belle, comme une vraie princesse
Jétais trop persuadé davoir enfin trouvé
La belle demoiselle qui me mettrait en liesse
Au fond de mon malheur quand jai vu les frimas
Et quenfin jai compris, je suis allé baigner
Mon cur dans la douceur, dans les grands nymphéas
Je ne suis plus épris, je peux encore aimer.
Elle était déchaînée en me croyant jaloux
Mimaginait pleurer de nêtre à son cou
Seul son bonheur comptait pour moi le fou dAmour
En fait elle maidait en perdant ses atours
Un jour javais rêvé dune tendre soirée
Où la lune de miel était la chasseresse
Je ne vais marrêter, continuer despérer
Et regarder le ciel en attendant princesse
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La nage du scalaire
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Paisible est le scalaire au fond de son bocal,
Ses nageoires il agite en ondes romantiques
Sapproche de lenfer où son grand cur semballe
Et au bonheur invite une âme magnifique
Pour si tendre poisson seul un ballet convient
Où les belles passions chantent sur le chemin
Parfois à la surface il prend respiration
Et de son souffle il chasse les peurs, la déraison
Il évite les pièges où grandes prédatrices
Mirent ses mouvements ; elles périront de honte
Et son cur il allège des larmes des actrices
Qui le trouvaient charmant pour régler tous leurs comptes
Il poursuit son chemin avec son air paisible
Au milieu des reflets tout de nacre et dargent
Certain de son destin au bonheur infaillible
Quand belle dame plait, il fait confiance au temps
Il est écrit quun jour il vivra ce ballet
Où tant de mots damour empliront son palais
Quune belle lumière arrêtera le temps,
Changera le scalaire en un prince charmant
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Pris dans la toile
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Dans ses tentacules elle maccule la toile qui tente et ondule
Je suis pris je suis fait, je ne men sors plus
Où sarrêteront les frais de tout le temps perdu
?
La diablesse en liesse me lie est-ce lîle dallégresse
Ou bien plutôt une espèce qui paisse les mots un peu trop
Qui tantôt découlent et tantôt sécroulent
des plus beaux châteaux ?
Je me débats et de mes ébats elle rit bien bas
Oh Toi, ôte-toi, vile toile de mes tourments que je chéris
cur battant !
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Voyageurs à quai
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Dans les grands paquebots se trouvent bien souvent
Des couples voyageurs et des familles unies
Et ce très beau tableau sagrémente de gens
Quon nomme doux rêveurs, qui espèrent et sourient
Et puis, restées à quai, quelques personnes seules,
Regardant les sillons, hypnotisées, figées
Elles se promènent au frais ; la mer montre sa gueule
Jamais ne partiront, leurs rêves
Envolés
Elles voyagent en silence en contemplant la mer
Du haut de la jetée de leurs yeux fatigués
Si toutes leurs errances ne sont pas un enfer
Elles ont au moins tué leur mince liberté
Un paquebot sen va
Il emporte à son bord
Des rêves ineffables en fantômes dansants
Se trouvent certains bras, se serrent certains corps
Et dautres insondables, en pensée sont présents
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A lorée du bois
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Juste à lorée du bois, le long des grand canaux
Où sarrêtent cueilleurs et autres grands marcheurs
Où Dieu Eole est roi
Se tenant bien au chaud,
paisiblement les pêcheurs laissent couler les heures
Les préoccupations des jeunes âmes émues
Passent en vaguelettes surnageant grandes eaux
Qui nattendront le fond car ces pêcheurs férus
Font ici leurs emplettes en emplissant leurs seaux
Si vous leur demandez où trouver coin tranquille
Les pêcheurs du canal vous diront dun sourire
Au-delà de lorée, ou lon trouve morilles
Lisez dans le journal, les plus beaux souvenirs
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Les jours où Cupidon se moque
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Les airs du passé dépassés dépecés
vous ont parfois lassés,
hélas, cest lair austère sans mystère
délétère qui se rit
du présent où tu pressens que sans entendre le temps
tu tentes la détente aimante et sucrée sans succès
crénon
dun canon de Cupidon
Avez-vous entendu belle Sandy chanter ?
Il y a certains jours où Cupidon se moque
Des accords éperdus vous font un pied de nez
Les relents de lAmour vous ont laissé en loque
Sentend belle guitare et le son dune voix
Sans aucun grand détour les airs du passé croquent
Invitant les lascars à pleurer en émois
Il y a certains jours où Cupidon se moque
La guitare senorgueillit du lascar qui cueillit un beau soir
les fruits pourris de lamour ridé à mourir, de
cet amour sans
recette où lon cuit dans un four ; cet amour à
part non partagé
Part ta joie pauvre fou car Cupidon sen fout donc senlisent
tes
belles lettres à lexquise Elise : tes frémissements
de vie
avant lheure manquent de vigueur, voleur de manque de cur
qui fait sourire Cupidon moqueur.
Où sont donc par pitié belles neiges dantan ?
Caresse de lamour sur brûlures de cloques
Je veux me protéger de ces amours blessants
Il y a des jours où Cupidon se moque
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Deux corneilles
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Le temps est suspendu, planant haut dans le ciel
Corneilles virevoltent en une tendre danse
Et me voilà ému de leurs baisers de miel
Séloignent désinvoltes en prolongeant ma transe
Où est le temps, le vent, où sont donc les nuages
Tout semble si dissout dans ce ballet si doux
Où dansent tendrement les oiseaux de présages
Les rêves les plus fous sont dans ce tendre « nous »
Les oiseaux sont partis et je suis là en bas
Les yeux de grand rêveur admirant leur départ
Vers leur beau paradis qui me mit en émoi
Jalousant leur bonheur, qui se joue du hasard
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Le coeur en jachère
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Par des sons cristallins enchantant la vallée
Un coeur si esseulé qui attendait la fin
Un de ces beaux matins fut bien fort attiré
Il se prit à aimer ce bonheur si lointain
Sapprochant doucement de la belle fontaine
Il parvenait sans peine à oublier le temps
Dans le grand firmament où les idées sont reines
Il se voyait en veine et en prince charmant
Mais elle lignora, il but de son mépris
Et non de leau de Vie qui leut mis en émois
Comme plus vil des rats qui ne connaît que cris
Il fut chassé dici tout au loin dans les froids
Véritable volcan, il entretient le feu
Ne se dit jamais vieux, il veut rester vivant
Malgré les grands tourments il reste chaleureux
Quand dira-t-il adieu au mépris écoeurant ?
Mis en jachère enfin, après triste passé
Ce si doux verbe aimer qui sentait le Jasmin
Chantera le matin jusquaux longues veillées
Le chant de lamitié où fleurira « demain
»
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La guitare de lespoir
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Il était assez tard, on noyait désespoir
Sasseyant au hasard, tout au fond dans le noir
On sortait la guitare, ou lon préférait boire
Parfois penchait la barre où sappuyaient les loirs
Les malheureux lascars qui se laissaient bien choir
Amusaient les avares en mots porteurs despoir
Riant des yeux hagards, préférant belles foires
Comme de vrais loubards, ils préféraient sasseoir
Où es-tu, loup noies-tu ton vouloir ?
Là au fond du couloir, dans le noir, il ny a pas de lézard
Lespoir noyé dans le défouloir, il faut les voir
pour y croire !
A boire, à boire, disent les loirs qui parfois se jèteront
au hasard dans la Loire !
Laissez-moi la guitare et chanter là très tard
Quelques mots de gloire même si les têtards
et les canards qui nont pour seul déboire
que de voir des seins en forme de poire
ne sortent pas leur mouchoir
Juste chanter quelques mots despoir,
juste le chant du vouloir, un soir !
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Chant aux oubliés
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Il y a des élans de générosité
qui courent si gaiement dans les tendres vallées
En grands troupeaux hurlants pour mieux se rassurer
Les caméras devant ont appris à aimer
Mais il y a pourtant tous les grands oubliés
Une mère en pleurant a remis son bébé
Et son cri déchirant ne sera écouté
Un pauvre ère mourant qui ne peut se soigner
Dira à ses enfants quils doivent le laisser.
Vive le vent, vive lété
Nous sommes des gens
Qui savent aimer
Quel dommage que lécran
Soit notre fidèle allié
Où sont nos yeux, devant ?
Quavons-nous oublié ?
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Soupir poétique (21/1/2005)
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Couleur aigue-marine ou couleurs irisées
Doux parfums de narcisse et pétales de roses
Les teintes opalines et autres mots chantés
Poèmes en esquisse constituaient ma prose
Un poète un chanteur en mon âme écrivaient
Il fallait travailler de mille autres façons
Au fond de ma douleur ces personnes mourraient
Dun air désenchanté elles entendaient raison
Je ne suis pas artiste même si lâme brûle
Je dois gagner ma vie par de tristes machines
Même si lâme existe elle reste dans la bulle
Et parfois me sourit comme une vraie ondine
Parfois les mots en pleurent refusant lautre vie
Qui est trop mécanique et trop répétitive
Ce serait le bonheur, un havre, un paradis
Que leur pouvoir magique en fasse âme qui vive
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Rentrer chez soi (25/1/2005)
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Rentrer chez soi enfin, sachant que nous attend
Au fond de la maison la flamme chaleureuse
Qui attendait au loin avec des gens aimants
Agitée de frissons, voici notre âme heureuse
Rien de plus doux ni chaud que cet endroit connu
Où des rires et des pleurs avaient ponctué la vie
Dans cet endroit si beau que nous avions voulu
Rencontrant tant de curs, là nous avions appris
Une âme libre vole espérant toujours mieux
Mais devant les frimas elle revient au chaud
Quand son grand cur saffole effrayée des envieux
Et autres scélérats qui delle rient bien haut
Le bon feu crépitant dans lâtre qui rayonne
Attire lâme en peine et lui fait les yeux doux
Sait raviver le temps où les amours résonnent
Et où la joie est reine en rêves les plus fous
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