Les yeux vers la même étoile
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Cétait un couple heureux, certains disaient idiot,
Car ils avaient pour eux un immense cadeau
Sur la voûte étoilée, dans la constellation
Quils avaient désignée, un tendre compagnon
A chaque éloignement ils regardaient là haut,
Toujours en souriant la flamme qui tient chaud
Je vous demande un peu où était lidiotie,
dêtre plus chaleureux et de croire en la Vie
Quand décéda lun deux, lautre «
imbécile » sourit
Car au fond de ses yeux, sa présence il sentit
Messieurs de la logique, aux yeux si méprisants
Vous êtes dramatiques, et nêtes pas vivants
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Hurlements de loup
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LAmour soleil noyé sous un océan de larmes est
la complainte cruelle du loup qui hurle à la nuit dans lattente
du jour
Des frissons de folie dans léchine de la nuit ont ouvert
en rivières les veines qui conduisent la Vie, abreuvant une
terre embrumée dune lumière vibrante qui ondule
comme la pluie
Le tonnerre retentit en échos dans les vallées perdues
pour leur rendre la force dantan quand le silence délétère
a enveloppé dans une nappe inconnue les souffles brûlants
des hurlements vivants
Au fond du lac, dans les vases boueuses où senchevêtrent
les proies des cyclones chagrin résonne le cri étouffé
du très grand lamantin ; son appel est la plainte qui aspire
le temps dans un néant fébrile où il se croit
vivant.
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La colombe
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Jai vu une colombe, elle sétait posée
Sur une de ces tombes des soldats trépassés
Un gamin au lance-pierre a dégommé loiseau
Les plumes volaient à terre et il riait bien haut
Un jour il put apprendre à déchiffrer les mots
Et il pleura dentendre ce cri aux trémolos :
« Ces nobles combattants tuèrent sans détour,
et pourtant mon enfant, ils aimaient tous lAmour »
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CHANT INDIEN
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Lointains échos du jour, un très grand chant indien
Fait vibrer la vallée dune force nouvelle
Il inonde dAmour cette terre au matin
Le soleil sest levé et les curs sémerveillent
Au fond de la vallée rugissent en furie
Les torrents déchaînés doù déferle
la vie
Dans le cur de lIndien est contenu le monde
Et du soir au matin, il y danse sa ronde
Son regard aiguisé admire les condors
Et son esprit senvole en haut du plus grand toit
Doù les années passées chanteront pour les
morts
Ses deux pieds sur le sol, il entonne la foi
Les rayons du soleil ont nappé la vallée
De leurs baisers de miel aux couleurs enchantées
Ce matin sest levé un indien plein de force
Que la vie fait vibrer en chantant dans son torse
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La vieille aigrie
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En hurlant au respect, avec de rouges flammes
qui de son nez sortaient, la vieille noble dame
les enfants fustigeait, telle une tranchante lame,
car ces anges riaient, en entendant ses gammes
Bien sûr vous comprendrez, que pour ses années grises
Madame allait prier pour passer toutes ses crises
et ainsi éviter quun jour quelquun lui dise
Quelle aurait pu aimer ces enfants quelle méprise
Ils mâchaient une hostie faite de bon réglisse
Et riaient sous la pluie dans les grands immondices
De la cité pourrie où ne vient la police
Que pour les corps sans vie, pour que le sol ne glisse
Un jour la vieille dame tomba sur le trottoir,
et les vilaines âmes laidèrent à se mouvoir
Les grands frères sen mêlèrent, car ils nétaient
daccord,
pour quon cesse la guerre aux vieilles peaux retords
Pour sa plus grande chance, arriva un parent
Qui fit des remontrances, et chassa les enfants
Depuis ce jour la dame
Comprit au fond de lâme
Que le respect toujours
Nest pas un chant damour
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Les plaisirs ombrelles
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Elle se souvient du temps, le temps de sa jeunesse
Où un jeune homme charmant lavait mise en liesse
Pour une promenade, la belle au bois dormant
Son cur battait chamade et il semblait vivant
Des plaisirs si intenses et des baisers si doux
Que mourir elle y pense, ayant quitté son cou
« Où est passé cet homme qui me faisait vibrer,
Il croquait dans la pomme avec un air enjoué »
Tant de plaisirs on cueille, quand l'on est une dame ;
Collée à la fenêtre, elle pense à son amant.
Avec une larme à lil elle croise les jeunes âmes
« Parfois, les plaisirs ombrelles fondent au printemps ! »
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L'amour avec les yeux
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Quelle étrange soirée, au sens très symbolique
Où je pouvais aimer dans un chaudron magique
Le feu était en route, nous étions invités
A aimer quoi qu'il coûte, enfin nous dévoiler
Je ne suis pas parfait, en aurais-tu douté
Toi qui me souriais ma tendre dulcinée
Sur les thèmes imprimés la vie pouvait chanter
Le chant d'éternité aux pleurs desespérés
Deux vieilles âmes se mirent au fond de leur prunelle
Et cessent de souffrir de leur désir charnel
Je me suis mis à nu au nom de notre Amour
Et tu étais émue de sentir la bravoure
Quand tu as étudié mon thème torturé,
en me disant qu'un coeur battait dans ma poitrine,
Que tu m'as demandé, de ne pas en pleurer,
J'ai senti le bonheur que tu sois Mélusine
De retour à la vie, en quittant notre amie,
Nous avons pris un verre car c'est "complément terre"
Le coeur était tranquille, à nous sentir mariés
Enfin le bonheur brille au son du verbe aimer...
Nous avons fait l'Amour dans cette étrange nuit,
en nous mettant à nu sans toucher à nos corps
A moins d'un grand détour ou d'une fin de vie
Nous resterons émus de ne pas être morts
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Rêve dIcare
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Sébrouer, respirer, les yeux haut vers le ciel,
Regard perçant, puissant, parcouru de frissons
Tumulte déchaîné dénergies à
la force nouvelle
Prêt à bondir, vaillant, dévorant lhorizon
Le cur battant, hurlant au fond de la poitrine
Inspiration de feu, loiseau déploie ses ailes
Parti, vivant, vivant, et la terre sincline !
Oui, enfin il le peut, il déchire le ciel
Mais que sont ces nuages aux couleurs si obscures
Qui barrent le passage au bel oiseau si sûr ?
Atterrir, atterrir, avant dêtre touché
Je ne veux pas mourir ni même être blessé
Le bel oiseau sincline en toute humilité
Devant les gros orages menaçant déclater
Les frissons dans léchine ont un peu transformé
Notre animal en cage qui semble bien âgé
Vivre dans le paraître sans oublier la lutte
Il a peur de mourir alors il va chanter
Un autre jour peut-être atteindrons-nous le but
Rêver, et sendormir ? Eviter doublier !
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Vision dhorreur
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Il faisait froid partout, les gens riaient, moqueurs,
On se foutait de tout, même des grands malheurs,
Chacun était coupé, dans sa petite bulle,
Et lon croyait rêver, trouvant tout ridicule
Plus jamais de douceur, plus jamais détincelle
Pour réchauffer les curs face aux destins cruels
On crachait sur lAmour avec délectation
Et brûlait dans un four sans moindre compassion
Tout nous était égal, comme parfaits robots
Comme très grands chacals, nous adorions la peau
La peau était plaisir, pas pour lautre bien sûr
Et le plus grand désir nétait que pourriture
Etait-ce donc la chute dune belle histoire
Cesserons-nous la lutte contre le désespoir ?
Le vaisseau a tangué, lhumanité souffert,
si elle devait sécher, ici serait lenfer !
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A mon petit coeur Léa
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Mon petit cur denfant, une lettre pour toi
Jai si peur par moments quun jour tu prennes froid
Lorsque tu es là-bas chez ta maman chérie,
Sois forte et ne pleure pas si jamais elle sourit
Parfois je me souviens de cette vieille église,
Où jétais recueilli mais elle avait bien ri,
Et que souffrant martyre de pareille traîtrise
Je chutais dans les flammes qui consument la Vie
Ange je ne suis plus, mais ferai de mon mieux
Pour que des rires gras ne tuent jamais tes yeux
Dans ce monde si froid aux sentiments crasseux
Où jamais on ne croit quon peut être amoureux
Un jour un homme viendra pour prendre enfin ta main,
Mais surtout noublie pas que tout nest pas destin,
Nouvre jamais la porte à tous les grands « charmeurs
»
Qui comme des cloportes en riant broient les curs
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La grande enfarinade
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Cest lhistoire de simples gens qui savaient bien rire,
De ces rires qui font chaud au cur, tout simplement
Ils se sentaient tous entourés de gens aimants
Ignorant quun jour ce bonheur devait mourir
Tout en disant des choses « bêtes », ils le savaient,
le sens du mot était flagrant, mais ils riaient
Cela fait du bien dêtre bête, quand on le sait,
Dans ces beaux rires à pleines dents, aucune larme
Vint un jour le temps le plus maudit de la vie,
Le temps où lon ne croyait plus au mot « Amour »
Depuis ce jour, il y a des rires refroidis
Rires moqueurs, rires cyniques, rires de sourds
Et parfois, parmi ceux qui espèrent encore,
Des rires vrais, mais qui toujours portent la trace
Rires embués, qui ne parlent pour les morts
On se comprend, on est dans un monde de crasse
Les visages enfarinés aux rires gras
Feraient plutôt pleurer si nous baissions les bras
Les curs se sont fermés, mais donnons le sourire,
plein de chaleur, sinon nous allons tous mourir
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Marqués du signe de la bête (www) ?
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Voici la bête qui étend ses bras partout,
Tissant limmense toile à très grande vitesse,
Lhumanité frémit et les messages de fous
Hurlant comme chacals plongent dans la détresse
On interprète un rire, on prête une intention
Nos textes lon veut détruire pour notre punition
On se croit poursuivi par des visages atones
Qui ne sont pas ici, et souvent même aphones
Marqués en haut du front par les trois double V,
Les internautes chutent en inconscients fébriles
Ils senchaînent aux passions qui vont les déchirer,
Et des plus hautes luttes, on a perdu le fil !
Il restera peut-être un infime espoir
Au fond des poésies qui réveillent les curs
La bête ne peut paître dans les mots de gloire
de lAmour infini qui chante le bonheur !
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