Les textes de Quarkenciel IV

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Le beau bouquet de bombes
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Vache folle, virus et guerres, comme un bouquet de bombes
Je chante les misères, sonnent fouets qui tombent…
Si d’aventure tu ris, je te rappellerai
Les fissures des cris, car ton bonheur je hais

Je suis un grand parleur, qui aime qu’on l’écoute
Qu’on applaudisse ce cœur qui saigne des déroutes
Je hurle les malheurs car de la vie je doute
Je suis un grand seigneur, et de mon sang tu gouttes

Responsabilités, un mot taillé pour moi
Malheur je suis outré, je braillerai cent fois
Je te lègue ma peur, je te lègue mes doutes
Car j’ai un très grand cœur, qui saigne sous la croûte

La terre est si polluée que tu ne dois chanter
Personne ne sait aimer, alors tu dois pleurer
L’argent a tout gâché, et je suis si fâché…
Papa chéri blessé, c’est quoi au juste aimer ?

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La différence est ténue
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Racontez belle dame, comment il est parti,
Cette superbe âme aux si grandes envies ?

Il m’a léché les cuisses avec un air exquis,
a trouvé les abysses, les douces chairs a pris
entre ses doigts qui glissent, à me redonner vie
Et de sa langue Ulysse, il m’a donné envie…

Ensuite je l’ai saisi, pour l’arrimer à moi
Et qu’il pousse des cris dans l’ardeur des émois
Nos corps brûlants ont dit, « encore un peu de toi »
Jusqu’au bout de la nuit, car avec toi je jouis

Un beau jour est parti cet homme si exquis
Mais encore je souris de ces vibrantes nuits
Je suis un peu peinée qu’il ne soit infaillible,
Mais soyez assuré qu’il est homme sans cible

Et vous, pouvez-vous dire où en sont vos amours ?
Et bien pour en finir, avec les beaux discours
Elle est toujours émue, et je l’aimerai toujours
La différence était nue, oui, elle est ténue !!!!!!


 

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Par ces mots susurrés
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Entends-tu les murmures et les douces caresses
tendrement qui susurrent pour la rousse diablesse ?
De tendres mots sucrés pour ta bouche endiablée,
entendre l’eau couler sur ta couche échauffée !

Au creux de ton oreille un souffle chaud s’approche,
au feu les hirondelles, au soufre l’ode en croches !
La bouche chaude touche une partie intime
La douche d’eau y louche en une onde unanime

Par ces mots susurrés, tu ne su qu’il riait
De t’avoir envoûtée, à dire « s’il te plaît »…
« Ne me laisse pas crier à supplier le fouet,
Toi qui m’a ligotée au délicieux souhait »

Avant de te quitter, ma diablesse en tourments
En riant savourer, tes fesses en chantant,
Je vais te susurrer, la liesse aux milles amants
Pourras-tu pardonner, tigresse au « cœur battant » ? :
Trop vite rapproché, déesse, un tendre ment !…

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La super soirée
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Il faut que j’te raconte, on était chez Roger
Je te le dis sans honte, une super soirée
Sur son écran immense, aux sons super géniaux
des effets spéciaux dansent, tu s’rais jaloux ,coco !

On a vidé des bières en hurlant comme des bœufs
Et il était très fier de nous voir si heureux
C’est du délire, j’te dis, c’est la défonce totale
Tu vas mourir, mon p’tit, même si t’y piges que dalle

Vraiment pas mal, j’te dis, le film génial crois-moi !
Un film génial, tu dis ? Au fait, il parle de quoi?

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Contenir ce cœur
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Je dois contenir ce cœur qui me rompt le torse
Je ne voudrais faire peur à cause de sa force
Contenir, contenir, dans quel sens, je ne sais !
Le laisser m’envahir et ouvrir le palais ?

Je dois le contenir, ne pas laisser mourir
Cette douce chaleur qui emballe mon cœur
Je veux la retenir, je l’aimerai sans finir
Elle est mon âme sœur, c’est cela le bonheur !

Enfin je vois qu’elle est émue, on se ressemble
Mais contenir le mien ou contenir le sien ?
Et bien ma foi je ne sais plus car il me semble
Que du soir au matin, ces deux grands cœurs sont un !

(dédié à Carole)

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Les tendres papillons
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Un papillon s’est posé délicatement
Un beau jour où je l’observais, là, sur mon cœur
Emerveillés, mes yeux clignaient… Tant de douceur !
Bonheur je fonds, et le regarde tendrement…

Un spectacle si beau que ces fines couleurs,
un miracle sans mots, une bruine d’ardeur
Des ailes délicates aux mouvements d’un ange
Et de petites pattes ployant quand elle mange

Là, petit à petit, elle grignote mon cœur,
Mais comme je souris, j’ignore la douleur,
Mange mon papillon, ce cœur t’est tout offert,
Car je vis la passion, et c’est le grand mystère

Je suis une chenille, ai peur qu’elle s’envole
Avant que soleil brille, affleure ma gondole
Je renais de mes cendres et quitte chrysalide
Mon cœur tu vas l’entendre, mon Amour qui me guide

Car un nouveau est né, qui ne connaît la pluie
Force renouvelée, à toi je te souris
Papillon je serai, avec un cœur immense
Et je m’envolerai avec toi dans la danse !

(dédié à Carole)

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Le cœur en cage
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On ne peut mettre un cœur en cage, car il se meurt
On ne fait naître bonheur de rage, ni de grands pleurs
Un cœur ne bat qu’en liberté, non enchaîné
Car aux barreaux il va saigner et désaimer

Désirez-vous vraiment entendre chanter un cœur ?
Approchez-vous, aimant, sans « prendre son bonheur »,
Alors peut-être arriverez-vous un beau jour
A faire naître, à force d’aimer, un chant d’Amour…

Comment te dire encore (4/12/2004)
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Comment te dire encore cette douce chaleur
qui irradie si fort dans les braises de mon cœur
Un éclat de lumière, en vagues d’océan
qui illumine la terre et fait vibrer le temps
Je voudrais te le dire, mais ne trouve les mots
Les pages se déchirent et tombent en mille morceaux
Cette nuit j’ai rêvé, j’avais trouvé tes mots
Des mots d’éternité, qui m’ont quitté trop tôt
Sur le bout de mes lèvres, un poème si beau
Que tu venais en fièvre, te poser sur ma peau…

(dédié à Carole)

 

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Voiliers à la dérive !
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Balayés par les vagues, secoués par les vents
Ligotés par les bagues, ils vivent les tourments
Un voilier qui dérive est un oiseau perdu
Toujours sur le qui-vive, de peur d’être entendu

Où est passé le phare qui guidait le navire,
Où est passée la barre qui tournait tout en rires ?
Dans un brouillard épais, il s’est mis à tanguer
Touchera-t-il le quai, ou sera-t-il échoué ?

Sur quelle Ile enchantée aimerait-il s’échouer,
Lui qui a tant lutté contre vents et marrées ?
Ile verte et sauvage, aux rives accueillantes
Serait tendre passage où s’écrivent tant d’attentes…

Mais quel est donc le but de ces voiliers secoués,
Pour qui était la lutte, où était l’arrivée ?
Parfois ils sont perdus, au milieu de nulle part,
Sera-t-il entendu, ce doux chant de l’espoir ?

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Le vide hurlant
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Le vide, emplit d’une présence, hurle la nuit,
il déchire le temps en lambeaux ironiques
Qui glissent sur le sol comme des fruits pourris
Il écoute vos soupirs qu’il dira pathétiques

L’air fétide et épais a empli vos poumons
Où purulent les plaies des grandes déceptions
Vous penserez enfin, que vous êtes une tâche
Sur le tableau serein de l’amour qui se cache !

Vous n’êtes rien ? Pleurez ! Dans la boue, sur le sol…
Pourriture bénie que ces heures écœurantes :
Pour vous faire exister en versant votre obole
Elles donneront vie à votre âme absente !

Vous n’êtes vraiment rien, et ne valez la peine,
Si au fond du chagrin, vous oubliez où mène
La force de l’espoir et d’un Amour qui vit,
Si vous cessez de voir comment il vous sourit !

(The force be with you !!!! Don't give up the fight)

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Le grand complot
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Ourdi contre la joie était le grand complot,
en filmant les exploits des rêves de vieilles peaux,
qu’on gavait comme des oies dans les plus grands châteaux
On détruisait la foi en un monde plus haut

Vive la sinistrose ou les semblants de vie !
Vie de rêve, l’on arrose… Notre beau paradis !
J’taime bien, j’te kif, j’te baise, moi je n’suis pas coincé
Tu vois je suis à l’aise, viens là, viens déconner !

Mais qu’est-ce que tu m’fais là ? Rire avec des amis ?
Je sais le faire, crois-moi ! Même « baiser », souris !
Mais là tu mélanges tout… Putain de monde fou !
Si tu n’es pas trop saoul… Je t’en raconte un bout…

La joie est une chaleur qui naît tout doucement
Tout au fond de ton cœur et éclaire le présent,
C’est une lumière qui brille en jaillissant autour
Au point que tu vacilles en souriant d’Amour

Cet arc-en-ciel vibrant n’est pas une chimère,
en te rendant aimant, il fait chanter la terre
Il entre ses racines au fond du sol pourri
Et puis il illumine chaque moment de Vie

Mais qu’est-ce qu’y m’chante ce type ? Putain on est bien là !
Viens ma poule, laisse tes nippes ! Allez quoi, tu veux pas ?
C’est à cause de c’taré ? Fais chier toi, vire, barre-toi !
Ouais, tu peux oublier. L’Amour, tu n’y crois pas…