Jai
heurté une colombe
Mais pourquoi
ce vol soudain, cette immense nuée,
au milieu du pont sous une pluie à hurler ?
Tu étais là au milieu du chemin, colombe
Je ne pouvais préférer, étant père, la
tombe..
Tu mas rappelée une autre colombe blessée...
Petite
Laotienne, un amour platonique,
Qui un beau soir, avait failli fauter, la belle,
Alors quen son pays le premier est lunique
Javais trente et elle vingt, quelle merveille
Il fallut
que la bête mit fin à ses souffrances,
Et aille voir une amie pour la délivrance,
Mais latmosphère était tellement glauque et noire,
Chez cette amie qui ne chasse que son désespoir
Que le
corps refusa cet outrage lamentable
La sorcière le regarda malicieusement
Il partait. « Mon ami, te mettras-tu à table ? »
Une vengeance inouïe, pour un échange de tourments
La petite
fée vint à passer à dessein,
Surprise de voir clignoter le réveil matin,
Dans lequel sétait pris la bête très mal
rasée,
Quil avait le plus rapidement rebranché
Nen
pouvant plus, la bête se mit enfin à table,
et goûta les brûlures du mal, cet incapable
Voyant que la bête, enfin, avait dégusté,
Colombe trouva la paix en le voyant pleurer
Ce petit
ange caressa doucement ses joues,
et dit, incroyable, quelle comprenait tout à fait
Mais colombe blessée, tu me suivras partout,
Et ton amitié a le parfum des regrets
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Ma
coyote à croquer
Un rire
si doux, un rire denfant, à pleines dents,
Des peines de femme, qui perlent doucement à ses yeux,
Mais que toujours elle cache dun sourire merveilleux,
Ce visage à croquer vit la vie en aimant
Visage
poupon, qui toujours attire la tendresse,
Des mains si douces, mon Dieu, qui méritent les caresses,
Des mots tendres pour les uns pour les autres, toujours là,
Cette déesse au grand cur met le mien en émoi
Humble,
elle rit de sa maîtrise de philosophie,
En tirant la langue tel un enfant, jamais aigrie,
Carole, tu es le rayon de soleil de Tours,
Ces yeux étincelants, je les aimerai toujours !
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Recette
du Grand Chef
Prenez
un dur à cuire, une vielle peau de vache
Demandez-lui de soccuper de ses petits oignons,
Faites mijoter à petit feu, quil tourne un peu en rond,
Du piment, un peu, de celui qui « arrache »
Envoyez-le
de temps à autres sur les orties
Ajoutez une petite pincée de sel dans sa vie
Puis noyez-le soudainement sous des larmes salées
De celles qui apprennent à aimer
Pour quil
ne soit pas trop aigre ni amer,
Quelques baisers de miel, quelques roses fraîches et entières,
Afin de lattendrir encore, de petites flambées damitié,
Evitez par contre quil ne soit trop beurré
Une bonne
cuisson à létouffée sera alors recommandée
:
oubliez les petits cris, si jamais il se lamentait soudainement davoir
changé
Car si par malheur il refroidissait, il deviendrait immangeable,
Et le Grand Chef serait fâché, demoiselles, après
ces efforts pour le rendre aimable !
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Leau
en feu
Un cur
en or, presque denfant, un corps de femme,
Une sensualité muée en amitié,
Des yeux plissés qui disent je taime, jécoute
ton âme,
Mais pour être indemne, il te faudra moublier
Je ne
peux bien aimée ! Leau de tes yeux me brûle,
Quand elle contredit ce sourire qui dit merci,
chaque fois que je te dis : tu es libre, libellule,
Libre daimer qui tu veux, et dêtre mon amie
Il est
une libellule, qui mavait laissé là,
Dans une énorme bulle où régnait le grand froid,
Je te le dis, amour, tu peux men libérer,
Et enfin avec moi, danser léternité
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Lamie
jalouse
Tu voulais
faire de notre amitié une bouée,
Bouée doxygène, amie, qui pleure maintenant,
Tu mavais dit « pars, ou bien reviens, sois heureux »
Mais ne supportes pas que je sois amoureux
Je croyais
de tout cur en ta sincérité,
Mais tes chantages au suicide mont bien décidé
A me réserver à celle dont je suis épris,
Et qui est si jolie, quand elle me sourit
Amie jalouse,
qui ne désirait quêtre aimée,
Ta peine mémeut mais ne pourra me dévier,
De ce chemin qui mène à la vie enchantée,
Où le soleil brille, de toute éternité
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Dans
une eau cristalline
A la claire
fontaine, sen allant promener,
Petite demoiselle en peine, émerveillée
Par leau cristalline où son visage se mirait,
Tenta simplement dun doigt toucher son reflet
Mais leau,
en tourbillons, fut tout à coup brouillée !
Capturée par les vagues, elle fut hypnotisée
Qui était donc cette femme, au cur désenchanté
?
Elle comprit dans son âme, ce que veut dire aimer
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Pluie
de conscience
Il pleuvait,
Il lavait décidé sûrement
Les récoltes étaient fichues, la terre, détrempée,
Sa tristesse, Son courroux devaient être Ses tourments,
Fort juste serait donc la punition infligée
Un beau
jour, on déclara la guerre à la Science,
Honnis tous les hommes qui observaient en silence,
Une terre insensible à leurs histoires de cur,
Dune logique implacable, qui emplissait de peurs
Puis on
lui bâti un trône, grande fut sa gloire
Elle rayonna sur le monde, porteuse despoir,
Libres seraient les hommes qui en elle croiraient,
Et la moindre « petite voix » étoufferaient
Quune
émotion soit ressentie dans un regard,
Leur cerveau se mettait à chercher de toute part,
Comment loublier, redevenir rationnel,
Etre objet, non sujet, était être fidèle
Ainsi
étaient leurs prières pour prendre la fuite,
Fuite de leur misère, de nouvelles peurs non dites
Car lidée quils pourraient ne pas être des
objets
Est le pire cauchemar de leur vie creuse sans regrets
La conscience
est une pluie qui inonde lunivers,
Et ouvre telle une scie les curs les plus amers
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Oins
de la moelle des émois
Dans leurs
ardents ébats, douceur et volupté,
Dans le présent des émois, chaleur irradiée,
Les corps frissonnants sentrelacent dans une danse
Où sont morts le temps, lespace et toutes leurs errances
Lun
dans lautre, fusionnés, les deux anges sont perdus,
Eloignés, rapprochés, ils continuent la chute,
Vers les flammes aimées des étranges impromptus,
Et oins de la moelle des émois, les deux curs luttent
Ces suaves
caresses et ces langues endiablées,
Ces mélanges de tendresse, de désirs partagés,
Epuisent doucement leurs forces, et avant le sommeil,
Nos anges, cur rompant le torse, à lamour séveillent
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Un
homme à la mère !!!
Des prétendantes
décortiquées telles des crevettes
Que la maman trouvait trop laides ou bien trop bêtes
Sempressaient évidemment de faire la girouette
A force de la voir mettre le nez dans leurs emplettes
La maman
amoureuse faisait hurler les nerfs
de la progéniture malheureuse
Drôle de guerre !
Quelle tendance fâcheuse den être une femme fière,
Voilà bien idée curieuse, « un homme à la
mère » !!!!!
Voyant
que chaloupe tanguait, enfin il larrête
il courut vers la poupe, laffolé, lomelette,
ou douce soupe quaimait... Une gentille calculette,
qui lui offrit sa croupe, pour quil lui dise « chouette
» !
Maintenant
il est « alone », mais il nest pas amer,
Ce garçon un peu « stone » qui ne touchait pas terre,
car il nest pas aphone et plutôt fier dêtre
père,
C'en est fini du trône, pour « un homme à la mère
» !...
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La
leçon mystérieuse
Il traçait
au tableau de grands cercles à la craie
Et rirait des ados avec son air hautain
De grands cercles concentriques pour les pauvres dadais
Qui de lhistoire Antique ni des Maths navaient faim
Ce professeur
narquois demanda « Que lit-on » ?
Ronds du bonheur, au choix, ou des mots qui écurent ?
De quelle hauteur, dites-moi, peut tomber un ballon
Quon lâche sans peur de là ? Et toi, pourquoi tu
pleures ?
Qui donc
crains-tu, petit, fainéant et têtu ?
Fais de nouveau le gai, puisque souvent tu les
Si tu fais le perdu, ne me crois pas ému
Vrais sont les gros niais, or un nigaud tu es
Sans peur
et sans émoi, tu peux partir, oui, toi
Au lieu dattendre ici, dattendre je ne sais qui,
Quun grand et bon miracle, te sauves, toi qui doutes as
Quheure soit un obstacle pour qui avait appris
Qui trouvera la leçon mystérieuse
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Emballée
Emballée, la voilà bel et bien emballée,
Il la charmée, sans foi, celle qui est une fée,
Empaquetée, la voix, frêle et enchantée !
Sest acharné, cent fois, quelle crie envoûtée
Belle
cage dorée pour notre bel oiseau
Cette sage coincée sourira de létau
Quelle rage hurler, quand elle le trouve beau ?
Sept images dété danseront sur sa peau
Il sen
ira, bientôt, la laissera rêver,
Il tirera chapeau, et lui dira daimer,
Mon grand paquet cadeau, tu mas bien enchanté,
Mais cest un grand fardeau, une femme emballée
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Coquine
abeille », disent-ils !
Avec un
air tranquille, voici notre coquine
Elle aime les pistils, petite abeille butine
Monsieur ce soir plaît-il ? Et ta mine, et ta mine ?
La trouverait bien vile ? Ou bien plutôt très fine ?
Lesprit
est fort, la chair faillible, et vive le miel,
Sourient aux corps, enserrent leur cible, quel jeu cruel,
Quand on croise des yeux amoureux à sa guise
Qui ne toisent ni ne brisent les heureuses gourmandises !
Oh, petit
champignon, je veux me poser là,
car vous êtes mignon, les fleurs je ny crois pas !
Et voilà le champion, qui grandit comme un roi,
Finies les émotions, ils sourit en émois
«
Coquine abeille », disent-ils, en donnant de leur bruine,
« Les grandes merveilles » enfilent les gants des capucines
Déversent leur fiel, tranquilles, quand est partie londine
Comme si le ciel, fébrile, navait pas vu leur mine !
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