Larbre
mal aimé
Larbre
mal aimé avait pourtant continué despérer,
Il cherchait en lui quelque force de vie pour encore donner quelques
fruits,
Juste la joie de donner, même sil devait sépuiser,
De cette terre ingrate se dit-il, je ferai un paradis
Vint à
passer gros orage, qui souleva ses racines,
Mal nourries décharnées, déchirant ses branches
en sanglots,
en colères, jaillissant sur les autres en blessures assassines,
Evanoui le rêve de douceur, dharmonie, le désir
daller plus haut
Dans les
flammes qui désormais lui reviennent
Séteint maintenant le cri du décharné en
peine,
Sans eau à présent il béni les présents
des oiseaux de passage
Qui le regardent parfois avec quelque pitié en lui disant «
courage »
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La
tendre amie
Pensée pour toi mon amie, à qui jai souri,
Et qui après les larmes a partagé de sa vie,
Pour finalement sécher les miennes avec tendresse,
Et dans son lit bouillant connaître un peu la liesse..
Lhomme
nest pas de bois, ma fait cette tendre amie,
Qui aime les émois du maintenant, de lici,
Certes mon amie, mais garde-toi je ten prie
De ces affres terribles : la peine, la jalousie
Dans cette
ambiguïté, douceur et volupté,
Oublions les douleurs, le futur, le passé
Que nos mains qui se touchent semplissent du feu sacré,
Que la torride couche résonne de lamitié
Petit
clin dil au pourfendeur « damoures virtuelles
»,
Tu étais assise à une terrasse bien réelle,
Sachant que jamais nous ne serions amoureux,
Tu mas dit vas, ou bien reviens, mais sois heureux
Ma tendre
amie, qui au centuple me rend la vie,
Je tenais juste par ces mots à te dire merci
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Noces
célestes
Tu ne
cessais de naître dans tes pleurs, ta douleur,
éloignée du paraître, mille questions sur Ton cur,
Ne sachant quun jour, nous entrerions dans la danse
des noces célestes mon amour, qui toutes les plaies pansent
Petite
créature, qui souvent nen peut plus
De la cruelle nature, qui parfois Tas émue,
Rappelle-toi la douceur de ces temps enchantés,
Où Tu étais portée, simplement protégée
Parfois
cest vrai, Tu nétais point désirée
Par cette femme quun homme avait juste enlacée,
Mais à présent écoute ceci : libres sont les Hommes,
Et cette liberté est lhistoire de la pomme
Dans les
mystères qui parfois rendent fou, Jai mis,
Ce qui est nécessaire pour retrouver lEden,
Des clés dans lEther, et des traces despoir ici,
Mets fin à cet enfer, et vivons ce « je taime »
Nos noces
célestes ne prendront plus jamais fin,
Si Tu acceptes de mourir, par Moi, Tu vivras,
Dans une étreinte que nul nimagine, écoute bien
:
Je vis en Toi, Tu vis en Moi, lAmour est là
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Petit
ange sous la pluie
Sous cette
pluie battante, le petit ange ferme doucement ses yeux
En laissant leau ruisselante, emporter lemprunte de ses
vux,
Son cur nest plus à prendre, car dans la tourmente,
il a perdu le sien,
Et seule pourrait lui rendre la personne qui le fit battre un matin
Aux gens
quil croise encore sur son chemin, il sourit tendrement,
Pour se cacher enfin lorsquils sont loin et pleurer comme lenfant
Qui ne comprend pas pourquoi il est né dans cet étrange
monde
Où partent les êtres aimés, comme ces vagues dans
les flaques, comme ces ondes
Marche
doucement dans les rues de la ville, ne voyant que ses pieds,
Par tant de reflets sur les pavés, le voilà hypnotisé,
Son esprit, telle une colombe, vole vers le plus bel havre de paix,
Vers une terre féconde, où lamour serait roi, et
à jamais
Petit
ange qui se consume des larmes brûlantes de la vie,
Ce monde nest pas ici, mais si dans tes yeux subsiste la lumière,
Garde la force daimer encore et surtout ne sois pas amer,
Car bel et bien morts mon ami, sont les gens qui se sont aigris
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Lucioles
fébriles
Dans ces
chapelets de lumière qui brillent la nuit,
Maisons joyeuses, chaleureuses où coule la vie,
Ou théâtres malheureux des espoirs déçus,
Une myriade de gens qui méritent dêtre connus
Mais ils
ne sortent plus dans les rues de la ville,
Lorsque le froid, la pluie ou le vent ont pris place,
Si parfois dans leurs yeux, lamour, lamitié brille,
Souvent derrière des écrans ils restent de glace
Mais quel
est donc ce fou qui se ballade encore,
Cherchant désespérément lenvers du décor
?
Peut-être croit-il toujours à une humanité
Pour qui les sentiments sont une réalité ?
Lucioles
fébriles qui vaquent à leurs occupations,
Reviendrez-vous dans le monde sans cloison ?
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Bel
Adonis
Fuyant
regards, il était là, bel Adonis
A côté de lélue de mon cur, souriante
Eut-il fallu que pareil affront je subisse
Pour que la demoiselle se montre un peu aimante ?
«
Ca va mon jef ? » senquit le papillon volant
Me voyant lui serrer sa main en prince charmant,
« Oui ma bien aimée, vogue dans tes rêves sucrés
Je survivrai malgré toi, et serai aimé »
Ce ne
fut quen pensée, mais elle neut quun sourire,
Insondable expression, je jardine en secret,
Dans les sommets célestes où les curs ne soupirent
Que pour lhumanité qui ne connaît la paix
Paix de
lâme et du cur, loin de lhypocrisie
Avec moi il ne voulait trinquer cet ami,
Alors quen moi javais vraiment renoncé
Me disant que belle dame lavait préféré
Toujours
plus haut senvolera le goéland,
Oui il sen va, mais pas vaincu, loin du néant,
Déchirant le ciel de ses deux ailes immenses,
Il cherchera sa belle pour entrer dans la danse
Bel Adonis
au regard sombre, la main fuyante,
Ne ressens plus la gêne, car elle test toute acquise,
Papillon je pense ne sera pas mon amante,
Ne connaîtra pas avec moi la danse exquise
Un jour
je le vivrai ce balais, cette danse
Des deux cygnes enlacés, dans une romance
Où le présent sera enfin éternité,
Soyez heureux tout simplement si vous aimez
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Espoir
Mais où
sont les couleurs chatoyantes à présent ?
Tombe le noir manteau de la nuit lentement
Mais où sont les étoiles qui brillaient dans le ciel
?
Coule en torrents violents la pluie sourde et rebelle
Des merles,
des moineaux, je nentends plus les chants,
Pourquoi ces ombres sinistres sur les arbres maintenant ?
Les éclairs se déchaînent tels des zèbres
affamés,
Petit fétu de paille, tu seras balayé !
Que reste-t-il
de tes amours et de tes rires ?
Un vide béant qui donnerait envie de mourir
Si jamais tombait dans loubli ce mot « espoir »,
Reviendra le soleil, lâche donc tes amarres !
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La
danse des sourires
Dans ses
yeux pétillants, un sourire charmant,
Ne pouvoir lembrasser, le plus dur des tourments,
Ses nattes tressées, des lianes, pour mieux me piéger,
Sa veste sur mon dos, plus que de lamitié
«
Je tadore tu sais, mais ne suis pas amoureuse.
Et même quelques fois jaimerais tembrasser.
Tu mérites sais-tu, ami, une vie heureuse »
Dit belle demoiselle à son amour terrassé
Par Adonis
son cur nétait pris ! Elle riait,
De savoir que son valet sétait fait des idées,
Et comme il lui fit savoir que bête il était,
Elle acquiesça, riant de plus belle, cette fée..
De ce
sourire quil aurait voulu retenir,
Serrer contre son cur, pour ne jamais partir
Pourtant prise de remords elle le questionna,
Afin de sassurer quil était en état
«
Mais jadore te voir rire », dit lhomme à sa
fée,
Les yeux emplis damour, cent fois renouvelé !
« Tu es vraiment un cur », dit-elle, les yeux plissés
Il lui rendit sourire, les yeux humidifiés
«
Je voudrais faire de la danse, mais pas toute seule.
La plupart des hommes hélas, je sais ce quils veulent,
Mais en toi jai confiance, viendras-tu avec moi ? »
Quelle question ma romance, tu me mets en émois !
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Pluie
de conscience
Il pleuvait,
Il lavait décidé sûrement
Les récoltes étaient fichues, la terre, détrempée,
Sa tristesse, Son courroux devaient être Ses tourments,
Fort juste serait donc la punition infligée
Un beau
jour, on déclara la guerre à la Science,
Honnis tous les hommes qui observaient en silence,
Une terre insensible à leurs histoires de cur,
Dune logique implacable, qui emplissait de peurs
Puis on
lui bâti un trône, grande fut sa gloire
Elle rayonna sur le monde, porteuse despoir,
Libres seraient les hommes qui en elle croiraient,
Et la moindre « petite voix » étoufferaient
Quune
émotion soit ressentie dans un regard,
Leur cerveau se mettait à chercher de toute part,
Comment loublier, redevenir rationnel,
Etre objet, non sujet, était être fidèle
Ainsi
étaient leurs prières pour prendre la fuite,
Fuite de leur misère, de nouvelles peurs non dites
Car lidée quils pourraient ne pas être des
objets
Est le pire cauchemar de leur vie creuse sans regrets
La conscience
est une pluie qui inonde lunivers,
Et ouvre telle une scie les curs les plus amers
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Oins
de la moelle des émois
Dans leurs
ardents ébats, douceur et volupté,
Dans le présent des émois, chaleur irradiée,
Les corps frissonnants sentrelacent dans une danse
Où sont morts le temps, lespace et toutes leurs errances
Lun
dans lautre, fusionnés, les deux anges sont perdus,
Eloignés, rapprochés, ils continuent la chute,
Vers les flammes aimées des étranges impromptus,
Et oins de la moelle des émois, les deux curs luttent
Ces suaves
caresses et ces langues endiablées,
Ces mélanges de tendresse, de désirs partagés,
Epuisent doucement leurs forces, et avant le sommeil,
Nos anges, cur rompant le torse, à lamour séveillent
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