Aux chants qui meurent
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Sur le plus beau navire en hymne sur les flots
Le cur battant chavire et tire son chapeau
Il était doux, il était fou
Lhomme à la fleur aux chants de lheure
Juste là pour soffrir, devenir un cadeau
Pour voir le beau sourire, un baiser sur la peau
Parfums dissous, baisers au cou
Portant le cur, rires charmeurs
Quelques mots pour le dire, écoute les oiseaux
Je veux te voir fleurir, viens sur mon grand bateau
Il était tout, lhomme trop fou
Pour son bonheur, le sien se meurt
Tous les secrets désirs de la femme au chapeau
Il voulait accomplir pour brûler le flambeau
Il faisait tout, lhomme dissout
Pour son malheur, elle lécoeurt
Il se mit à souffrir de nêtre quun cadeau
Elle le fit partir ne le trouvant plus beau
Son cur trop mou en cris de loup
Se mit en pleurs, fanées les fleurs
Sur le plus beau navire un hymne sétait clos
Le chapitre à offrir à la dame au chapeau
Lhomme trop doux recherche un nous
Laissant la fleur aux chants qui meurent
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Volcan couvert de grêle (pantoum)
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Il pleut des valses belles en rires suspendus
Dans le creuset des jours au doux son des aimés
Un grands vols dhirondelles et des gestes émus
Aux violons de lamour un chant déternité
Dans le creuset des jours au doux son des aimés
Savance à pas perdus la tendre jouvencelle
Aux violons de lamour un chant déternité
Sourires entendus, les deux curs qui se mêlent
Savance à pas perdus la tendre jouvencelle
Ils dansent envoûtés, aux autres ils sont sourds
Sourires entendus, les deux curs qui se mêlent
Une fois rapprochés, ils perdent leurs contours
Ils dansent envoûtés, aux autres ils sont sourds
Au son du violoncelle, mettent leurs corps à nu
Les valses endiablées en symphonies damour
Volcan couvert de grêle, frissons dâmes émues
Au son du violoncelle mettent leurs corps à nu
Cest la valse damour, serpents entremêlés
Volcan couvert de grêle, frissons dâmes émues
Dans le creuset des jours sagite un verbe aimer
Jean-François dAngelo, 27/5/2005
PS : un pantoum est un poème où le premier vers de la
strophe suivante reprend le second vers et où le troisième
vers reprend le quatrième
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Le banc pleurant
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Il nétait plus un enfant
Et dans son cur lamertume
Le soleil était mourrant
Il avançait dans la brume
La poésie sétait tue
Et dans un vide béant
Ses grands yeux perdaient la vue
Il se moquait tout le temps
Il passa près dun clochard
Au fond de son cur en lutte
Le pincement de lespoir
Joua encor de sa flûte
Il ferma les écoutilles
Pour que se taise son cur
Que mimporte ces broutilles
« La mélodie du bonheur »
Avance en traînant les pieds
Et tombe sur une pièce
Entend le clochard pleurer
Mais ignore cette « espèce »
Arrive à une boutique
Pas très loin du banc pleurant
Sachète un bonbon qui pique
Et séloigne en mâchonnant
Passe devant un enfant
Dont on casse la figure
Sent encor le pincement
Mais séloigne à toute allure
Traverse une vieille dame
Très loin du coin protégé
Il ressent au fond de lâme
Le pincement redouté
Un long crissement de pneus
Voici que surgit le drame
Maintenant son cur prend feu
Tout à coup il fond en larmes
La dame mourante appelle
Dit dans un souffle haletant
Ouvre grandes tes oreilles
Je ne suis pas un parent
Sens le grand soleil qui brille
Ecoute ces pincements
Et si jamais tes yeux cillent
Repense à tous ces moments
Souviens-toi de ce clochard
Et souviens-toi de la pièce
De lenfant au désespoir
Et de la dame en détresse
Je ne veux plus que tu pleures
Sache mon petit enfant
Que même si je me meure
Je taimerai tout le temps
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Soleils noirs
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Fantôme noir égaré sur une falaise sombre,
Les pieds dans le vide,
Déchirure assassine
Au bord de lApocalypse
Vents hurlants au-dessus des pointes de granit,
Brûlé de lintérieur,
Vacillant,
Plaies à vif dans un silence geignant.
Les rires doux sont des colombes mortelles
Quand ils rencontrent le voile noir de la mélancolie,
Tous les efforts se referment comme des livres trop lourds,
Exploser comme une super nova,
Retomber comme une pluie de glace bleue
Sur un sol de soupirs roses,
A mi chemin entre vide et folie...
Quelle langue est la bonne,
Quand la vie foudroie de soleils noirs,
Bouches émaciées où se digère le gris de
la pluie ?
Sous les feux de laimer
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Jirai au bout des étoiles, chercher le baiser rose
Jirai plus loin que tout, pour la trouver éclose,
Lespoir est une force, une longue pluie dors
Déferlant sur la terre, le plus doux des accords
Jirai chercher la lune et dans ma main tremblante
La poserai sans bruit pour la lui amener,
Je soufflerai dessus, un long souffle argenté
Et notre nuit damour sera vague troublante
Serait-elle comète, chevelure aux vents roux,
Quimporte si elle file, je me ferai plus doux,
Nous vivrons un voyage en douce anamorphose
Jirai cueillir les sens, les baisers de lété
Qui glissent sur la peau et la métamorphose
Viendra enfin un jour sous les feux de laimer...
Jean-François dAngelo, 11/4/2006
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Les bonnes gens
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Avec leurs grands sourires,
Les bonnes gens vous souhaitent le meilleur,
Quitte à pourrir
La perle de votre cur,
Avec leurs grands sourires,
Ils viennent vous polluer,
Et dans les eaux saumâtres,
Vous tentez de nager,
Lamour devient un plâtre,
Ne reste quà pleurer.
Ah Dieu quils sont sincères
Les vux de grand bonheur,
Mais vive lherbe amère
Quand ils polluent le cur,
Un peu de croustillant
Pour consoler leurs peines,
Les gros bisous collants
Quand la tristesse est reine,
Ah, les bonnes gens,
Les bonnes gens aux grosses bises
« Soyeux heureux, aimants,
Mais votre amour me brise ! »
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