Klaxons du samedi
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Klaxons du samedi, passe la robe blanche
Entrés dans la mairie, battent les curs qui flanchent
Emotions dans lEglise, approchés de lhôtel
Ô promesses exquises, les amants ont leurs ailes
Centaines de photos, sourires inoubliables
Encensée est lunion, un nouveau mariage
Un jour sur le bateau malgré les airs aimables
Les flots sagiteront secouant léquipage
Mais lheure est à la joie, deux êtres sont comblés
Loptimisme est la loi de ces moments sucrés
Souhaitons leur le bonheur, sous une pluie de riz
Soient protégés les curs qui les maintiennent en
Vie !
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Jai rêvé dufs damour
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Jai rêvé dufs damour, tout de
tendres émois
Quon déposait un jour pour les curs qui ont froid
Le cur est un enfant, gambadant débraillé
Insouciant dans les champs au rythme des années
Jai rêvé dufs damour que lon
distribuait
Pour ceux qui tout autour doucement se mourraient
Le cur est tel le vent, il bat puis sévapore
Peut-être quen chantant sera vaincue la mort
Jai rêvé dufs damour qui comme
la tendresse
Eclosaient quand on court avec un cur en liesse
Mais les curs éperdus sabîment sous le vent
Tous les espoirs déçus senfoncent dans le sang
Jai rêvé dufs damour sous un
ciel bleu et or
Qui lorsque lon accourt réveillaient âme et corps
Où faut-il les cacher pour que soient entendus
Les cris des désaimés, des tristes curs perdus
?
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Cocktail pimenté
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Une explosion de soleils tout de rouge dorangé
Des musiques créoles à réveiller les morts
Je veux voir le fond du ciel aux couleurs dété
Souffler fort comme Eole, allumer le feu dor
Un grand cocktail suave, merveilleux dégradé
Enfin le cur senvole, chaleur sous les Açores
De piments et de lave arroser le passé
Pour rendre toute folle une onde sur le corps
Quitter la vie sans sel, préparé à aimer
Goûter au fond dun bol les épices au goût
fort
La vie un peu plus belle, le présent à danser
Le bonheur dans le vol, revivre par les sorts
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Encombrante mantille
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Ô temps qui passe lasse et nous laisse pantois
Quand doucement il coule en gouttes deau tranquilles
Lentement il efface assurément nos pas
Sur un passé qui saoule, brisé telle brindille
Sur notre cur repasse une vague démoi
Perdu dans cette foule où le présent scintille
Tout le passé sentasse inutile sur soi
Petite foudre en boule, encombrante mantille
Dans notre cur lon chasse au loin le désarroi
Quand le présent sécroule et devient inutile
Lhorizon lon embrasse, accrochés à la foi
Au milieu de la foule en un bonheur tranquille
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Le grand homme sen va
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Le grand homme sen va, où iront les colombes
Celles qui revenaient sur le balcon en paix ?
Marcheront dans ses pas, luttant contre les bombes
Ceux qui parfois priaient sans cris et sans secrets
Le grand homme sen va, qui avait réuni
Malgré les dissensions de nombreuses personnes
Aux dizaines de fois, avec un même cri
Loin de la religion, aux grands curs qui résonnent
Le grand homme sen va, et dans la foule immense
Qui lacclamait naguère, on entend tous les pleurs
Et tout au loin lon voit, les colombes qui dansent
Virevoltant en lair pour réchauffer les curs
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Le camp dans le désert
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Pâles rayons de lune et caresse du vent
Tendresse sur les dunes, enivrement du temps
Sable à perte de vue, du Thé vert à la menthe
Lheure douce venue, servi sous une tente
Les chameaux se reposent tout près du feu de camp
Les étoiles sexposent, danse du firmament
Orient mélodieux joué à la Cithare
Loukoums sucrés crémeux pour savourer le soir
Insh Allah sIl le veut, à laube le matin
Nous éteindrons le feu et nous romprons le pain
Nous lèverons le camp pour chercher lOasis
Evitant les grands vents, dans les grands pas dIsis
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Merveilleux tableau
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Les eaux du lac paisible ont attiré mon cur
Une ballade en barque aurait ma préférence
Des plaisirs indicibles, une douce langueur
En glissant sous un arc de fleurs en révérence
Imperceptiblement dans les âmes sensibles
Se distille une danse en douces pulsations
Immobile est le temps, son silence est audible
Savourer notre chance, ailes de papillon
Dans la nature épaisse, avancer doucement
Sous la moiteur vibrante, écouter les oiseaux
Ces moments de finesse où frémissent les vents
Sont pour une âme aimante un merveilleux tableau
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Petites pattes de souris
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Petites pattes de souris
Griffant, griffant sur le papier
Trempées dans lencre et puis parties
Laissent quelques mots endiablés
Sous la lueur de la bougie
Lécrivain attrape la feuille
Pleine de traces, beaux écrits
Il les regarde et les recueille
Une grande idée à germé
Grâce à ses hôtes bien farceuses
Une histoire sest dessinée
Grâce à ces pattes trop curieuses
Petites pattes de souris
Griffures fébriles et subtiles
Enfin notre écrivain écrit
Sous une dictée qui frétille
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Flèche du temps
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Flèche du temps
Irréversible
Quelques moments
Inextinguibles
Doucement tu avances
En quelques pas de danse
Déployé, épouvantail
Pour user notre poitrail
Tu fais frémir
Sans nous offrir
Moindre répit
Toute la vie
Comment traverserons nous les époques
Si tu nous use comme des breloques ?
Vieillir à deux
Serait bien mieux
Avec un lien
Qui nous retient
Temps qui passe tu tue
Dans les âmes émues
Tu ne peux néanmoins
Ternir notre destin
Quand lAmour nest pas mort
Chaque seconde est dor
Flèche du temps
Tu ne peux tuer
Deux curs battant
Au verbe aimer
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Les cierges brûlent
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Les cierges ont brûlé
Les vierges ont crié
Tout sest transformé
Par un bel été
Doux temps bénis de la jeunesse
Les curs chéris pleins de caresse
Battaient chamade en doux concert
Belles parades et cur très fier
Mais les cierges brûlent
Les vierges incrédules
Ont crevé la bulle
Oh, robe de tulle !
Doux temps bénis de notre enfance
Le cur meurtri de nos romances
Là-bas séloigne inaccessible
Nostalgie gagne un cur sensible
Allume le cierge
Toi qui nest plus vierge
Que ton cur sallège
De tout ce manège
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Fugaces Egéries
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Sous le ciel bleu dété tout un aréopage
Au désirs veloutés soudoyant les nuages
Vient élire les belles en arpentant les dunes
Sous léclatant soleil, rousses blondes et brunes
Le conseil est formé, ainsi sécrit la page
Certaines sont outrées et rougissent de rage
Chantant les ritournelles et décrochant la lune
Promettant des merveilles, ils nen choisissent quune
Qui sera lEgérie à la douce fontaine
Souvrirait-elle ici, cette porte Capène ?
Dautres en dilettantes ignorant ces odieux
Passent des heures charmantes envoûtées par les cieux
Des plaisirs si exquis lon savoure sans peine
Ignorant la folie de ces débats obscènes
La beauté est poignante, Ô doux moments heureux
Quand âme frémissante agite un cur radieux
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Rêve daigle
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Tel un aigle je plane en glissant sans un bruit
Fendant lair doucement en caresses subtiles
Au-dessus des montagnes où le soleil reluit
Sous mes ailes le temps est un souffle tranquille
Descendant la vallée où les torrents rugissent
En mouvements si doux quils sont imperceptibles
Cherchant où me poser dans ces tourments qui bruissent
Virevoltant et fou, je fonds en invincible
Sur la branche dun chêne agitée par le vent
Se trouve lâme sur qui mappelle sans cesse
Ses dimanches de peine étalés sur les temps
Sont des larmes en fleur car sans elle tristesse
Saurai-je me poser et goûter aux délices
Des baisers sur le cou, secondes indicibles
De rêves bleus nacrés entourer le calice
Où laimée se dissout en ondes invisibles ?
Tel un aigle qui plane et cherche linfini
Parsemant le présent divresses inutiles
Pour que mon cur ne fane en séchant sans un cri
Je comble mes tourments de ces tendres idylles
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