Les poèmes de LOUP page 2

Retour accueil

LE CHERCHEUR

Il se creuse l'esprit,
Il se casse la tête,
Fait problème de rien,
Cherche à tout solution!!!
Et sa règle de trois
L'amène à l'équation
Sur laquelle souvent,
Il s'acharne et s'entête;
Il pense à soulever
Jusqu'à notre planète...
"C'est possible"!!!Dit-il
Pour cette opération,
Il ne faut qu'un levier!...
Oui, mais sa dimension??...
Quand il la trouve...
Le point d'appui l'arrête!...
Mais il persiste encore,
Il recherche toujours;
De l'obstacle maudit
Que heurte sa cervelle
Bientôt il fait jaillir
Une forte et belle étincelle!
La lumière se fait!...
Des nuits, naissent des jours!!...
Le levier reparaît,
Grandit, perce les nues...
Pour rencontrer bientôt
Son plus haut point...
L' X...L'inconnue!!

Si petit.

C'était au brun de la nuit
Au dessus d'une crête...
Appuyé contre un roc,
Paisiblement,je pensais.
Souriante, sûre d'elle,
La beauté s'élevait...
Les étoiles en s'allumant
Mettaient le ciel en exergue.
Un petit bruit de temps en temps,
Mais plus aucun chant d'oiseaux.
Le brouhaha de la clarté
Doucètement s'endormait...
Dans la croissante
Mais douce paix de la nuit.
Autour de moi je sentais,
La grandeur de notre monde
Je devins comme muet.
Rien que notre planète
Me semblait une géante
Avec ses profondeurs
Ses hauteurs étonnantes
Puis regardant les étoiles
Je ressentis des frissons
Me parcourir l'échine...
Ces autres mondes,
Dans le ciel si loin...
Loin de notre terre
Ont jeté devant mes yeux
De l'homme, les sottes chimères
De se croire si grand...
Alors que l'on en réalité
Si petit!!!

Pour toi

Pour toi, de roses, un bouquet
Où j'ai mis toute mon âme...
Mon coeur, mes baisers
Et tout mon tendre amour
Ces belles roses, prends les!!!
Pour unir le bouquet...
Tout rose comme elles, un ruban
Comme elles de velours,
Je n'ai que ça comme discours
Cela vaut mieux parfois
Que de dire sottes choses.
Et demain...
Quand elles seront fanées,
N'oublie pas
Ce qu'elles t'auront donné,
Ni celui ...
Qui te les a données!!!

Ici, là-bas.

Je vais où je suis...
Ici!!!
Je suis où je vais...
Là-bas!!!
Ici, je serai!!!
Là-bas, j'irai!!!
Le temps passera...
Passera la jeunesse,
Je vis dans l'ivresse
Du temps qui presse!!!
Et le jour viendra,
Où j'irai...ici
Ou là-bas!!!

Révolution…


Facilités, dégradations,
Plagias de potaches...
Et j’en passe. Assumons.
Mais de grâce,
Coupez la tête aux grands maîtres,
Bâillonnez les donneurs de leçons,
A la poubelle…
Les rhéteurs et les pédants,
Libérez les corps, les esprits, les mots
Le rire et la fantaisie!!!
Le merveilleux des contraintes,
C’est qu’elles n’empêchent pas d’être libres,
Puisque rien ne vaut la transgression.
Sans contrainte, pas de limites,
Sans limites, pas de rébellion,
Sans rébellion… quel ennui !!!
Que serait le monde…
Sans révolution ???

Quelle heure?


Quelle heure peut-il être?
Agité je me penche,
Pour voir dans le ciel...
Claires nuées et la lune,
Comme une fleur dorée,
Avec des feuilles blanches.
En vain, j'ai demandé
Le sommeil à la nuit...
Il tombe sur mon lit une poudre d'étain;
Et comme un oeil ouvert,
Tout grand ,dans les ténèbres,
Le miroir me regarde
Et regarde la chambre....
Je rêve,et l'on dirait
Que des visages naissent,
Près de l'armoire au fond,
Les regards fanés des gens
Que j’avais oubliés...
De gens qui m'ont aimé;
Et je suis tout content
Qu'il y ait une chaise!
Pour celui ou plutôt celle...
Qui voudrait ...peut-être,
Jusqu'au bout... me veiller!!

L'heure.

Quand nous serons nous deux
L’amour attachera ses ailes
Aux aiguilles des horloges.
A peine seras tu partie,
Plus rien ne bougera..
Le balancier restera coi!!
Mais n'arrive t-il jamais?
Qu'au milieu d'un rendez vous
Il y ait un beau geste...
Qui inventerait de longues heures
Tellement longues …
Qu'on ne puisse en sortir !!
Et nous deux
Dans un grand frisson
Nous rejoindrions, plus légers
Q'un petit blanc nuage
L'autre côté du temps ...

Aimer.

Avec un reste de bonheur
Avec beaucoup de rêves
L'aube tiède d'une chanson
Avec des mains entrelacées
Et des draps de lit chiffonnés
Avec une poussière de braise
Que pourrait-on bien faire?
Et bien...AIMER
Aimer, c'est faire revenir le bonheur
C'est rêver tout éveillé
Aimer, c'est chanter la vie
Ce sont deux corps enlacés
C'est aussi deux corps apeurés
Mais aimer…
C'est surtout
Raviver une flamme...

Tu dors...

Tu dors les bras tendus
Vers l’immortelle paix
De l’amour
Ton cœur assiégé
De mes larmes d’enfant
Palpite et se plaît
A tressaillir sa joie.
Moi, je promène mes doigts
Jusqu’à ton front de miel
Pour attoucher les ailes
De tes paupières…
O combien te servir
Me paraît l’essentiel.
Balayée …
L’angoisse des nuages
Ballets de feuilles
Au-delà de la nuit.

Paradoxe.

Un arbre couché sur le ciel
A attendu longtemps la pluie
de la terre.
Mais la terre ne pense
Qu'à trembler, pour envoyer
Dans l'arbre, les fleurs de sang
Qui vont le brûler petit à petit.
Le soleil a bu toutes les mers
Sauf la mer de la mort,
Qui a craché son soleil,
L'a fait fondre...
Et toutes les mers du soleil
Sont retombées dans cet océan
De la mort!!!
Maintenant, les poissons
Ne craignent plus l'homme
Ils meurent dans leur élément.
Les branches écrasent les cognées.
Les pommes de pins...
Font de grands trous noirs
Dans la tête des hommes
Et le serpent de la beauté
E crase le béton armé!!!
Un morceau de lune tombe
Dans le désert...
Qui se transforme en glaçon
Sue lequel des antilopes
Viennent brouter les plumes
Du silence!
Le chardon est planté
Dans le ventre du sable
Et le poisson lune se noie
Dans l'oeil du ciel!
Les nuages effeuillent
Doucement la rose des sables
Et le coquillage de vent
Se referme sur tous les temps!!!

Le prince.

La lumière a troué
Ses paupières fermées
Et ses yeux sont partis
Vers le feu du souvenir.
Il était une fois...
-Commence cette histoire-
Un prince de regard
Qui pleurait les faux rires
Qui souriait aux chiens
Quand ils demandaient l'homme
Et qui glissait sans bruit
A travers le feuillage
De la simplicité
Et des mains qui sont calmes.
Ce prince sans carrosse
Etait né dans le vent
Qui lui avait laissé
Pour unique héritage
La couleur des yeux purs
Et l'ombre du silence.
Cet homme fait de rêve
De réalité pauvre
S'est épris à jamais
D'un sourire tout en larme
D'une main qui parlait
De détresse et de force
D'une main qu'il tient
Et qu'il ne lâche plus!!!

L' Amour Amoureux ?

Pardon Monsieur,l' amour Amoureux?
_L'amour Amoureux?!C'est simple.
Vous prenez la rue du visage,
L' Avenue de la Voix et puis...
Le pont des Yeux!
Puis vous suivrez encore
Le chemin des sourires...
Là, vous arriverez au carrefour
Des mots, et là,vous demanderez.
_Merci beaucoup!
Après une courte marche...
_Pardon Monsieur, l' Amour Amoureux
S'il vous plait??
_L' Amour Amoureux!!!C'est très simple,
Juste en face...
Vous avez la rue de l'éloquence.
Vous la suivrez jusqu'à la moitié.
Puis vous prendrez à gauche:
Boulevard des idioties.
Là, vous vous trouverez
Devant le feu rouge du ridicule,
Enormément de circulation!!
Ne vous affolez pas...
Attendez que le feu passe au rires,
Traversez sans précipitation...
Et vous parviendrez au Parc
Des mains prises.
Là-bas, asseyez-vous et respirez
Fumez une cigarette...
Cela vous fera du bien…si si!!
Ensuite, droit devant vous,
C'est le boulevard de l'ivresse:
Vous y rencontrerez
Un tas de gens sans nom!
Dites leurs quelques mots...
Ca leur fera plaisir!
Après…vous demanderez!
_Merci bien.
Après quelques rires de coeur...
_Excusez moi,
L'amour Amoureux je vous prie?
_L'amour amoureux, oh...
Ce n'est pas bien loin!
Vous voyez la route de l'espoir?
Suivez la jusqu'au bout,
Puis prenez le bois de l'attente,
Parfois,il est très dense!
Vous en ressortirez ...
Bien sûr quelque peu fatigué.
Puis vous pénètrerez
Dans la cité sans voix.
Les rues sont mal pavées
Et les toits sans étoiles,
Vous verrez dans le soir
Une ruelle obscure;
Tout au bout de laquelle
La maison de la peur s'allume
Puis crie son mal.
Puis enfin,vous verrez...
Dans une impasse morte,l'image
D'un miroir qui vous dira...
C'est moi!!!

Allégorie.

Sable vert
Pour marée blanche
Qui ne compte pas
Les cheveux du vent...
Elle s'habille
D'une robe changeante
Avec l'eau amère
Qui nous ressemble
Comme pierres de linges
Et de vaisseaux d'appels
De charmes et de défaites
Et cela jusqu'au faîte
D'un arbre changeant
Comme sa robe d'années...
Alors ,elle monte,elle monte
De toute éternité.

LOU

Dans...


Dans la salle d’attente
Dans l’aube d’une gare,
Dans les soupirs perdus
Dans des mots de hasard,
Dans le sourire mortel
Qui marque les départs
Et dans les mains unies
Qui vont se séparer,
La mort est bien vivante.
Dans la musique étrange
Des adieux finissants,
Et dans le sifflement
D’un képi galonné,
Tandis que des amants
Pleurent dans le brouillard,
La mort est bien vivante.
Dans l’instant de frisson
Où la portière claque,
Et dans la main tendue
Vers un dernier «Je t’aime»
Enfin dans l’ultime larme
Glissant dans la misère,
La mort est bien vivante.

Mes souvenirs

Mes souvenirs!
Mes souvenirs, où allons nous?
Vers le bonheur du temps passé?
Voici la route de chez nous,
Et là-bas, le village,
Et plus loin, la bruyère.
Voici la même lune
Et sa pâle lumière
Qui blanchit dans les haies
Les têtes de sorbiers...
Mais je n'ose, à présent,
Repasser dans mes pas.
Avançons lentement!!!
N'ai-je pas trop changé?
Mes souvenirs,
N'allons nous pas
Sans le vouloir,
Réveiller des remords
Ou de très vieilles peines?
La clarté d'autrefois
Brille dans nos yeux
Comme au fond de nos coeurs.
Couvrira –t-elle la route,
Devant nos pas...
D'une poussière de bonheur?

Vous !

Toutes les révolutions
Je les foutrai en l'air
A grands coups de soleils
Et à coups de rivières.
Alors à force de rires,
Ces grandes plantations
De discours et de mots...
Je les ferai mourir
Par la simplicité
D'un regard bienveillant!
Je te salue ma Vie,
Toi qui traînait la patte
Qui parlait très haut
Quand la peur était là.
Je vous salue Femmes...
Vous qui m'avez donné
L'éternité de l'espoir.
Je vous aime Femme
Et je vous nomme telle
Car ma chair est absente
Lorsque vos mains voyagent
A travers un soleil
Qui m'a crevé les yeux...

CREPUSCULE.

Après le dernier soupir
Que de fatigue, elle jette
Une dernière fois, souriante…
La campagne s’endort.
Alors le jour, doucement
Emballe sa clarté
Et la nuit se laisse glisser
D’au dessus les nuages.
En faisant mille clins d’yeux,
Les étoiles s’éveillent.
L’arbre fait reluire ses feuilles
Dans les ombres de beauté,
Les fleurs penchent leur tête
Pour atteindre la rosée.
Celle-ci demain,
Telle une larme,tombera
De la pointe des feuilles.
L’oiseau s’est endormi
Comme une tendre pensée.
Là…sur le gazon du pré
Que le mois d’août a jauni,
Dorment de blancs moutons
Certains sont à genou
Comme si… eux aussi
En jolie ombre chinoise
Veulent décorer la nuit !!!
Leur berger, auprès d’eux
Sur une grosse pierre,
S’est assis...
Et regardant le ciel…
La main sur le cœur
Somnole tout en douceur…
En maître connaisseur…
Du bonheur !!!

L'égoïsme.

L'égoïsme est le mal
Un peu de tout le monde,
Aucun,dans certains cas
Ne saurait l'éviter!...
Pour renforcer un arbre
On le soigne, on l'émonde;
Mais les défauts,chez nous
Sont plus durs à traiter!
On critique les uns...
Jusqu'au coeur on les sonde,
En ayant soin surtout
De ne pas discuter
Sur les vices communs,
Crainte qu'on ne réponde
Que de trop de Vertu
L'on ne doit se flatter...
Ne cherchez donc jamais
A faire disparaître,
Ce que vous n'aimez pas
Mais à d'autres convient.
Supportez votre mal,
Vous n'y gagnerez rien!...
Il faut vous réjouir
De voir l'été renaître,
De pouvoir espérer
Des promesses du temps,
En voyant dans les fleurs
Les couleurs du Printemps!!!