Les poèmes de LOUP

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Egaré dans le brouillard
Je cherche un sentier
Entre ronce et lanières.
Des branches ont perdu
Le privilège des oiseaux.
La montagne perce
Sa première dent folle
Sous l’œil déférent
Des nuages présents.
Moi, j’ai ton murmure
Accroché de partout.
Je reviens de très loin
A ta vie qui m’entend,
Attentif à connaître…
Tous les bruits du silence !
Je revois ton visage
Entre mes doigts pliés.
Tout mesure la présence
De ton amour peureux.
C’est la retrouvaille
De ceux qui se contemplent
Sans jamais s’échapper,
Envahi par ce rêve…
Par la mémoire de l’autre !!!

J’étais seul...
Les bêtes se sont approchées,
Un loup ...
Que je ne connaissais pas
M’a apprivoisé avec ses yeux,
Il m’a donné son poil
Quand je l’ai caressé,
Et puis il m’a suivi
Lorsque je l’ai quitté.
L’histoire a une belle fin
Qu’on rencontre parfois
Au détour d’un regard
Au sommet d’un sourire,
Ou dans le creux vivant
D’un arbre en transhumance.
Demain, j’irai chercher les joies
Demain, je ...demain
Demain je partirai
Pour la Vérité
Là-bas, je retrouverai
Le soleil qui ne meurt jamais
Dans les cœurs…
Là-bas, je saurai la vraie chaleur,
Et les loups qui se couchent.
Là-bas, je saurai les chemins
Qui mènent au bout des mots.
J’irai demain… !!!

Un enfant depuis toujours
Marchait…sans but précis
Dans le sable chaud
Qui brûlait ses petits pieds nus
Il trébuchait sur les petites dunes
Un enfant marchait…
Il cherchait un arbre,
Comme un autre un jouet...
Un arbre qui aurait des branches
Faites de bonheur
Et de belles feuilles de paix
Un arbre comme il en avait vu
Dans ses vieux livres d’images
Un arbre plein de soleil et de gaieté
Un arbre qu’il aurait pu
Etreindre dans ses bras
Un arbre pour grimper dessus…
Un arbre dont l’ombre
Aurait pu le recouvrir…
Un arbre d’abord, avec son bois
Protecteur et puis de fragiles feuilles.
Un enfant marchait pieds nus…
Dans sa tête dansaient des images
De buissons, de chênes, de saules
De fruitiers et d’ornements
Avec leurs luisantes feuilles
Dont le vent écrirait dans le ciel
Leur beauté et leur tendresse.
Un enfant marchait nus pieds
Il trébuchait sans cesse
Dans les petits tas de sable
Il tombait, se relevait…
Il tournait…se détournait
Et cela depuis des années
Les petits pieds ensanglantés.
Un enfant marchait…
Mais une nuit, très fatigué…
C’était la nuit de Noël
Il se coucha sur le dos
Regardant la voûte céleste
En cette tiède nuit d’hiver…
Un enfant se couchait,
Et pour la première fois
Il se vit grandir…fort,
Comme un arbre solitaire
Dans les étoiles.
Et pendant que l’arbre…
Se débarrassait des perles du ciel
Paisiblement, il s’endormit…
IL ne s’éveillera plus !!!
Un enfant, nus pieds…
Marchait…marchait…
Vers le ciel, son seul soleil !!!

 

Il y a tant et tant de saisons
Qui logent à la belle étoile
Dans un beau morceau de ciel
A la poursuite d’un bonheur
Une longue file prisonnière
D’imaginaires…que nous voyons !!!
Toi, tu viens m’apporter l’eau
Parfois aussi le feu des anges
Quand brûle l’air de la passion.
Je t’écoute…
Lorsque le ciel parti, vient la nuit,
Je suis comme enseveli
Sous un reste de lumière
Et tu me passes ton nom
Par une trouée dans les étoiles.
Me vient alors ta main,
Comme un pigeon non voyageur.
Les collines couvertes d’ombre
Laissent passer un bruit…
Et le silence reste à voir,
J’écoute…
Le bruit de ton nom !!!

 

L’hiver étant ce monde étrange
Après été, automne, printemps
Est livré au pur hasard du froid.
Toi, tu changes mes effrois
En lueurs d’aube et de partage
Qui donne son présent au passé,
Et à l’instant qui dure …
L’avenir de notre amour !
Tu étais le prévu, à l’absence de vérité
L étonnante réponse à ma douleur
Et j’ai dans la mémoire
Le gel de mon bonheur !!!
Dans mon jardin, j’ai retrouvé,
Des souvenirs, des pâquerettes,
Je t’aime un peu, beaucoup et tout !
Immuable bonheur de te savoir
Je tu nous es !! J’exulte.
Tu ouvres les nuages…
Ecarte embûches et silences.
Toi tu ouvres tous les passages
En écartant le poids du temps.
Je savoure ton nom…
Dans le jardins de mes voyelles !!!

 

Dans le rire d'un homme
Y a des notes de musiques
La démarche d'un rêve
Et des lèvres ouvertes
Au chemin du bonheur.
Dans la tête d'un homme
Il y a une fête
Sans notes d'artifices
Sans gala de paroles
Sans sourires avertis
Par des mots commandés.
Mais avais tu compris?
Que toutes ces images
Ne sont rien sans toi.
Tu vas d'un sourire calme
Ignorant le silence
Que tu laisses après toi...
Tu ignores les plaies
Qui s'ouvrent dans ma voix
Quand je sais que l'instant
N'est jamais qu'un moment.
Et pourtant je m'endors
Au creux de ton épaule
Serrant l'une des tes mains
Où ma joie toute entière
Dépend de ton vouloir
L'histoire de notre histoire
N'a plus de prix déjà...
Elle est offerte au rêve
Pour une bouchée de vrai
Les minutes d'attente
Cisaillent les amarres
Qui retiennent ma bouche
A des mots que j'attends
Et tes silences éloquents
Me font comprendre enfin...
Que je ne parlerai plus,
Que je ne te survivrai...
Que pour t'aimer...
Ou te haïr sans fin!!!
L'amour et la haine...
Ne faisant qu'un!

 

La pluie tambourine ses pleurs
Sur la terre triste des hommes…
Les longs sanglots du ciel
Sont maintenant voraces flocons.
L’espace soudain, s’habille…
Et revêt ses atours d’ailes.
Des traces de mystères, sur le sol
Se dessinent en routes d’alvéoles…
Un oiseau siffle rageur son réveil matin.
Le vent d’un souffle éternue,
Se mouche un peu dans les flocons
Longues file de joyaux vides…
Maquillage d’un autre âge,
Je frissonne un peu, cherche un abri.
Soudain, slogans et coquillages,
Je sens que la rue devient ruée…
Et je m’en vais glaner des fleurs.
Les sapins mettent leurs papillottes,
Cheveux tressés, lauriers, gui, houx ;
Le mystère se fait réel…
Et monte jusqu’au plus haut,
Un cri d’enfant nouveau né…
Qui apporte paix à toute l’humanité.
Autour de ce palais,
Grand désert de l’interdit, un mage
Nous conduit à l’auberge d’étoiles…
Le monde se découvre hélas
Au lever du grand rideau…
Ce cri d’enfant si beau,
N’était qu’une nuit de Noël…

 

RAPPELLE TOI !!

Dans le vide hideux de mon ennui
La solitude cruelle était maîtresse…
Les cris de mes doigts sur le clavier
Ne sortaient qu’à force de hurler…
A nos ébats, je pensais sans cesse
Aux corps à corps, pores à pores
Nos peaux se caressant, glissant
Ne faisant plus qu’une…unique
Rappelle toi ma jalousie,
Dont tu as souffert bien plus que moi !!
Cette nuit là, je me souviens…
L’amour nous avons fait, plusieurs fois
Je me souviens de notre ombre mobile
Sur le mur…que créait les rayons
D’un grand soleil oblique…
Traversant cette lucarne, tels des éclairs.
L’ombre de ton ventre qui te faisait mal
Tout en t’arrachant des cris de bonheurs
Remplis de ce plaisir que seules
Les Femmes connaissent…
Je pense sans cesse à nos années…
Pour toi perdues, pour moi égarées.
J’ai encore au fond des yeux,
L’image de ton dos,
Plus beau qu’un clair de lune…
Ton regard lorsque tu as tourné la tête
Pour nous rencontrer, une fois de plus
Dans le miroir placé derrière nous.
Bien des nuits se sont achevées…
Et je repense au ballet dansé
Du bout de mes doigts sur un corps
Pareil à une table de bois, nu…
Pour atteindre l’illusion intime
Ton abîme personnel…
Qui jamais plus ne sera profané.
Tant d’années ont passés !!!

 

Voleur d’étoiles

Je me suis cassé les poings
A frapper à toutes les portes :
On n’ouvre pas aux mendiants
Qui sont bien habillés…
J’ai cherché dans les recoins
Les ruelles et les chemins
Pour trouver une oreille
Attentive à mes pleurs…
J’ai même tendu la main
Espérer un petit soutien.
Mais les gens n’ont pas le temps
Ils passent sans vous voir.
Pourquoi es-tu la seule
A m’avoir entendu ??
Pourquoi ? Pourquoi ? Dis moi…
Jusqu’à ce jour, ne t’ai-je reconnue
Je t’attendais depuis longtemps
Mais je ne te voyais pas
Et pourtant tu étais bien là !!!
Un jour dans le brouillard,
J’ai voulu te faire signe…
Tu es passée sans rien dire
Même pas un petit regard…
Parce que tu ne savais pas.
Une larme est tombée sur le sol…
A –t-elle fait tant de bruit
Que tu t’es retournée ??
Ton semblant de dédain
Tu as quitté pour mettre
Une main sur la mienne.
J’étais perclus de honte,
Mais rempli aussi d’amour
Et toi…faisant semblant de rien
Tu ne m’as pas plaint
Tu as été si gentille que j’ai senti
Ton coeur battre contre le mien.
Puis …on s’est regardé,
Bien droit dans les yeux
Il y avait une lumière aussi claire
Que l’eau d’une fraîche source
C’est là que j’ai attrapé
Deux très belles étoiles…
Qui luisaient tellement…
Dans tes yeux mis clos…

La promenade du poète...

Quand le poète se promène.
Parmi les champs, les prés, les bois,
Il erre,sans peine,l'âme sereine
Il écoute la nature qui bourdonne
Et les oiseaux s'affairer
Les fleurs qui le voient venir
S’entrouvrent,
Se parent, se pomponnent,
Prennent des airs de belle Dame
Se vêtent de beaux atours
Et essayent de l’enjôler
Elles chuchotent : « C’est notre galant »!!
Et sont prêtes à se laisser couper
Pour être posées sur son oreille.
Tout au long d’un vieux chemin
Qui mène au fond des bois,
De leurs grands yeux,
Les plus grands arbres
Le regardent et se demandent
Mais mon dieu, que fait cet homme?
Qui à pied, passe chaque jour !!!
Les beaux buissons ardents...
Eux, lui montrent leurs cachettes
Où peuvent jouer à cache-cache
Les lapins, les écureuils
Les lièvres et les chevreuils
Qui, en le reconnaissant
Plus jamais ne se sauvent.
Le bouvreuil qui vocalise
Le pinson prenant son soleil
Le chardonneret secouant ses ailes…
N’arrêtent aucun leurs chantonnées.
Les géants des bois,
Les frênes et les sapins,
Les chênes et les bouleaux,
De leurs petites branchettes
Lui souhaitent la bienvenue
Et de leurs basses branches
Lui font ses serviteurs.
Jusqu’au fond des bois
On entend un doux fredonnement
Ecoutez, c’est la résonance
De ce que les feuilles se disent :
Même si par mégarde
Il écrase une fleurette,
Avec un air distrait souvent...
"Ohé…c’est l’homme qui regarde aux étoiles…
C’est l’homme aux songes qui passe…
Le gentil distrait de tous les jours…"
Et bien…gentilles muses…
Réveillez vous...
Commencez donc votre travail
Mettez tout le monde à l'ouvrage
Pour que bien vite,dans sa mémoire
Dans le fond de son âme...
Puis sur une feuille de cahier
L’on se rappelle de nous ...
Toujours !!!

Si j'étais ...

Si j'étais troubadour,
Toute ma vie je chanterai
La lumière de tes yeux,
Qui réchauffe comme le feu.
Tes cheveux d'or teints de soie
Et tes joues si roses…
Ta voix si claire qui me trouble
Et me rend fiévreux.
Si j'étais un papillon,
Je prendrais une envolée
D'un coup d'aile si léger,
Que nul ne l'ouïrait,
Pour te susurrer tout bas,
De douces pensées
Des gentils mots d'amour
Et mes tendres refrains.
Si ta bouche était …
Une gentille prison
Je voudrais être …
Le baiser qu'on lui donne
Et en rester ...prisonnier,
Ainsi que de ton coeur...

 

Faits d’hiver…

Il y a dans une chambre obscure
Un homme assis devant une table,
Accoudé, la tête entre les mains.
On peut distinguer entre le col
Et les cheveux, les moindres lignes
De sa peau.
Il n’existe entre lui et nous
Qu’une grande épaisseur de silence.
Et dans ce beau quartier de la ville…
Un oiseau quitte un toit…
Il fait trois grands tours alentour
Puis vient se percher près de l’homme
Au bord de l’abîme.
L’homme relève la tête…
Plus bas, dans une chambre vide,
Une lampe se renverse, le feu…
Prend aux rideaux !
Il fait bleu et chaud quelque part...
Sur la mer.
Le visage de l’homme
Est au dessus de celui d’une femme.
Leurs yeux se lient…
La face de l’homme s’abaisse
Doucement, très doucement.
Mais avant que leurs lèvres se joignent,
Il y a le temps nécessaire
Pour que cet homme qui se promène
Au bord de ce toit, méditant sur son sort…
Hésitant sur sa mort, se jette dans le vide,
Disparaisse !!!
Dans l’eau imaginée…plus une ride.
Les lèvres ont touché les lèvres.
L’homme et la femme se sont enfuis
Dans ce que nous appelons la fin !!!

Tant pis.

Tant pis pour les silences
Que je n’entendrai pas,
Tant pis pour l’herbe verte
Abandonnée au temps,
Et tant pis pour les rêves
Bien cachés dans mes mains,
Qui ne verront jamais
Les faux jours de ma vie.
Tant pis pour la chaleur
Qui germe dans les blés,
Tant pis pour les départs
Que je ne prendrai pas
Et tant pis pour les rires
Que je n’oublie plus.
En ce grand jour de grâce
Où je vois que mes pas
Sonnent la pluie des heures
Je testamente l’eau
J’expire le soleil et suicide le feu.
Le vent n’a plus de goût
Et je me redécouvre
Pour la première fois.
Je viens de m’enterrer
Dans le calme d’un cri…

 

Un homme…

Un homme écrivait dans une gare,
Il crachait ses notes d’incertitude
De rancoeur, d’abîmes présents
Et de gentillesse aussi.
Car la gentillesse existe,
Et il ne faut pas l’oublier !!!
Il ne faut surtout pas oublier
La souffrance d’un Monsieur
Qui cachait son mal en criant
Qu’il était gai, tout étant chagrin
Il criait très fort en demandant
Deux oeufs …
Et six bouchées à la Reine.
Il était tout seul avec le peu d’argent
Indispensable à ceux qui gentiment
Lui ont dit ce qu’il devait.
Il était tout seul ce Monsieur
Avec ses oeufs cuits durs
Et sa quantité de poulet frelaté,
Sans compter l’alcool ingurgité.
Les gens tout autour se taisaient
De peur de s’avouer …
Une vérité ignorante, voire ignorée
L’homme a alors pris la salière
En main,et dans un dernier geste
D’inconscience,l’a déposée
Au beau milieu d’une table
D’incohérence,de mensonge véritable.
Puis ce Monsieur s’est levé,
Un billet de train dans la tête
Un sourire vague dans la main
Et un morceau de coquille d’oeuf
Qui se trimbale dans sa mémoire.
Quand à celui qui écrivait,
Il a laissé ces quelques lignes
A la consigne des regards….

 

Encore un moment !!!

L’ai-je rêvé ??L’ai-je vu ??
Le noir cheval qui trépignait ??
Un, deux, trois, quatre…
Un, deux, trois, quatre…-
Avec sa crinière de feu
Et ses yeux bouillonnant,
Il s’est arrêté devant moi :
Fallait voir comme il ruait
On aurait dit qu’il me voulait.
J’ai tenté de chasser au loin
Ce fringuant cheval de mort…
Y a encore tant de choses
Que je voudrais bien faire…
Y a encore tant de fleurs
Dont le parfum je n’ai senti…
Y a encore tant d’oiseaux
Que je n’aie entendu…
Y a encore tant de beaux pays
Que je n’ai pas encore vu…
Et y a encore tant de mes larmes
Qui n’ont pas encore coulé…
Alors, y en tant et tant…
Pour qui c’est le moment
Laissez moi le mien…
De moment…

 

Le calme

Comme il fait calme
Maintenant qu'il a neigé!!
La bise vient de balayer
Quelques flocons fragiles
Au bas d'un mur du jardinet.
Un soleil rosé…
Mélange sa tendre lumière
Aux bleus reflets des arbres
Tout raides, tous blancs!!!
Comme il fait calme!
Regardez donc les chaumières:
Elles ont l'air de dormir....
Il reneige!Le vent souffle
De grosses floches sur les portes…
Qui restent fermées.
Le village vit-il
Sous cette mélancolie?
Comme il fait calme!
La neige passe sans bruit
Si blanche et froide,
Brillante comme le diamant,
Elle caresse le monde....
Et les chants, les rires,
Même les plaintes...
Qu'on entend plus!!!
...La bise siffle
Comme pour me répondre.
Le soleil rosé pleure
De ne pouvoir apaiser
Toutes ces petites masures
Qui ont l'air de l'accoucher...
En dessous de son blanc manteau.
Pareil à une rivière endormie
Le village est bien triste...
Et tout endormi, si charmant!!
Comme il fait calme!!!!
Comme il fait......

 

Mon jardin

L’hiver étant ce monde étrange
Après été, automne, printemps
Est livré au pur hasard du froid.
Toi, tu changes mes effrois
En lueurs d’aube et de partage
Qui donne son présent au passé,
Et à l’instant qui dure …
L’avenir de notre amour !
Tu étais le prévu, à l’absence de vérité
L étonnante réponse à ma douleur
Et j’ai dans la mémoire
Le gel de mon bonheur !!!
Dans mon jardin, j’ai retrouvé,
Des souvenirs, des pâquerettes,
Je t’aime un peu, beaucoup et tout !
Immuable bonheur de te savoir
Je tu nous es !! J’exulte.
Tu ouvres les nuages…
Ecarte embûches et silences.
Toi tu ouvres tous les passages
En écartant le poids du temps.
Je savoure ton nom…
Dans le jardins de mes voyelles !!!

 

 

Tant d’années !

Je pense sans cesse à nos années…
Pour toi perdues, pour moi égarées.
J’ai encore au fond des yeux,
L’image de ton dos,
Plus beau qu’un clair de lune…
Ton regard lorsque tu as tourné la tête
Pour nous rencontrer, une fois de plus
Dans le miroir placé derrière nous.
Bien des nuits se sont achevées…
Et je repense au ballet dansé
Du bout de mes doigts sur un corps
Pareil à une table de bois, nu…
Pour atteindre l’illusion intime
Ton abîme personnel…
Qui jamais plus ne sera profané.
Tant d’années ont passés !!!