Les textes d'Epervier

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Frêle printemps

Douce pluie printanière
Tombent tes larmes fuyantes,
Branches aux formes altières,
Pureté de tes lèvres aimantes.

Giboulée d’une saison triste,
Gouttelettes d’un profond amour,
Je puise cette ondée qui m’attriste
Pour qu’enfin un plaisir devienne velours.

Bruine dans tes yeux moroses,
Un cœur froissé par ton départ.
Crachin sur ton corps d’apothéose.
Averse totale, loin d’une gare.

Cataracte, persiennes closes,
Un noir bénéfique à l’affût des gens.
Corps transi qui se repose.
Temps pluvieux, esprit indécent.

Déluge, tout n’est que nudité.
Transparence dans un vide incroyable.
Ciel gris, ne reste qu’une pluie de baisers.
O mon amour, donne-moi l’insaisissable!!!

Hymne floral

Tu te parfumes de fleurs
Dans un maquillage de pétales.
Ta démarche dégage des odeurs.
Tu es une orchidée matinale.

Tu t’enveloppes de mimosas
Dans un corps parfumé.
Tu t’imagines en gerbe de lilas
Beauté suave, duveteuse, recherchée.

Je longe des rangées de lupins
Et te voilà ma Belle adorée!
Je t’offre un lys et ma main,
Ma charpente toute chaude d’amitié.

Je piétine un tapis de marguerites
Dans un aveu d’amour et de sincérité.
Des ancolies ornent ce léger rite
En un doux vent exalté.

La nuit venue, chaumière de roses,
Tout n’est que d’éclat et de vermeil.
Loin des ronces, c’est l’apothéose
Du mot je t’aime. Quelle merveille !!!