La sainte vierge
porcelaine son hottier de bois
de là haut gouverne
son assemblée
table, chaises et canapé
Parfois le chat et moi
faisons quelques bêtises
processons cul comme cierge
rivalisons de sottise
|
Jai cueilli les murmures des sous bois
arraché au ruisseau ses ragots.
Sur le chemin du retour
au creux des reliures dairain
jouvre page blanche
inscris mon nom
mes montagnes et mes fleuves
|
Lordinateur murmure mon absence
sa présence scintillante
me mord
obéissant
je reste devant
|
Chercheur de vérité marche,
cherche quoi chercher quoi marcher
marche encore
frêle bâton racle la caillasse
il fuit le sort
sa face sur la flaque deau
la racine en aventure sur le chemin le crochète
Titube, joue faux
tombe
|
malt et houblon
cest pour mon fion !
généreuse mousse
fragile, douce
gentillette au fond
poésie de bar
pilonne le comptoir
se faufile parmi
les braves
danse autour
des ventres ronds
toujours te prends en amitié
ma fière.
Mon bon, cette bonne bière
ce nest pas pour les cons
|
Chercheur de vérité marche,
cherche quoi chercher quoi marcher
marche encore
frêle bâton racle la caillasse
il fuit le sort
sa face sur la flaque deau
la racine en aventure sur le chemin le crochète
Titube, joue faux
tombe
au bord de la route
|
seul dans les sous bois
sans formes visages
délivre mes poids
ces vieilles images
les arbres sans doigts
refusent lemprise
liberté ma foi
comme seule assise
|
Pétales sendorment
traces rouges sang
empreinte des formes
par delà les vents
|
Le soleil se couche sur son épaule
Le vagabond à labri dun saule
Prépare sa couche
Dessine un lit sur lherbe molle
Ramasse branches secs et brindilles perdues,
il guidera la nuit
La tiédeur grise orangée
Promène son voile,
Linvite
Il laisse le bois patienter sa lune
Sassoit
Dans lintimité de larbre
Consume linstant
Voyage au cur de la voute
Séternise
demande laumône au temps
|
Cest un poète égaré
foulant les herbes folles
flânant les toits errants
hauteurs sans étincelles.
Les vieux dessins meurtris
seffacent sans envie
des ardoises grisâtres
effritées par les vents.
Cest le veilleur qui ronfle
pour voiler son vertige
labime son reflet
sétend sans partage.
Un abri de fortune
il a quitté son nid
pour la flamme lointaine
qui murmure son nom.
|
parfois de nulle part
une brise de coton
enveloppe le veilleur
sur le banc taché par les oiseaux maladroits,
passe deux par deux les mots ailés
au dessus de létang
ses arbres, ses ponts et ses villages,
courtisés par les ombres de lautomne approchant
|
une barque qui glisserait silencieuse
sur une rivière promenante
les pieds fermes du marin
sur les planches, auprès de leau
sur le bateau des vivres pour midi
du saucisson sec, une miche de pain
ces arbres et chemins qui défilent,
le capitaine aura faim
|
Cest un poète égaré
foulant les herbes folles
flânant les toits errants
hauteurs sans étincelles.
Les vieux dessins meurtris
seffacent sans envie
des ardoises grisâtres
effritées par les vents.
Cest le veilleur qui ronfle
pour voiler son vertige
labime son reflet
sétend sans partage.
Un abri de fortune
il a quitté son nid
pour la flamme lointaine
qui murmure son nom.
|
Mais qui a sauté par-dessus bord
laissé ses chaussettes sur le pont
qui pour gouverner lancre dacier
capitaine, z'avons un évadé !
|
petiote est tombée
confetti pastel
la haie crie le ciel
cette brise volée
|
Ciel pleure son été
ses fleurs respirent
la pluie crie comme lenfant
|
Chemin caillouteux
raconte mes pas,
chatouilleux
au bout les hauteurs
ma mer ici-bas,
|
dune rive à lautre
la brise sourit
le chat ce seigneur
dun coup de patte
la saisit
séloigne
sautant les fourrés agités
sefface
|