Les textes de Cathy

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APRÈS LA VIE.

Je passerais un soir
Sans même te prévenir,
Quand tombera le soir
Au coin de tes désirs.

Assise sur le vieux banc
Qui longe la maison,
Toute vêtue de blanc
Je t'attendrai longtemps.

Je sais que tu viendras
Comme tu fais chaque soir,
Tu ne me verras pas
Je ne suis que mémoire.

Tu sais que je suis là
Et tu dois me sentir,
Car soudain, j'aperçois
Ton éclatant sourire.

Et ma main s'est posée
Sur la tienne fatiguée
Je l'ai vu frissonner
L'espace d'un baiser.

Lorsque ma chevelure
A frôlée ton visage,
Tu n'étais plus très sûre
De vouloir rester sage.

Tu as ouvert les bras
Pour mieux me retenir,
Mais je n'existe pas
Je suis un souvenir.

Quand tu t'es éloigné
Des yeux je t'ai suivi.
Toi tu t'es retourné
Et puis tu m'as souri.

AUTREFOIS

Il y avait des arbres verts
Jusqu'aux confins de l'univers
Pas de nuages, mais le ciel bleu
Quand les hommes savaient être heureux

Il y a avait de fous torrents
Qui descendaient en bondissant
Et faisaient une douce chanson
Quand les hommes savaient être raison.

Il y avait des jours de pluie
Qui ressemblaient tant à la vie
Et lavaient les mauvais présages
Quand les hommes savaient être sages

Il y avait des champs de neige
Qui sifflaient de doux solfèges
Et rendaient espoir à la terre
Quand les hommes savaient être frères
AUTREFOIS

IL EST DE CES MATINS...

Il est de ces matins, où même les rivières
S'échappent de leur lit pour visiter la terre,
Comme ces adolescents , insoumis et blessés
Qui quittent leur famille, pour vivre la liberté.

Il est des jours de pluie, ou même le soleil,
N'arrive pas à sècher les ailes des abeilles,
Comme ces mémoires blessées, par trop de souvenirs
Qui ne demandent rien, qu'oublier et partir.

Il est des vagues vertes qui jettent au rivage,
Inlassables et sereines, les plus vieux coquillages,
Comme ces enfants heureux, qui tiennent en leurs mains,
Tout l'avenir du monde, sans en être certains.

Il est au fond de moi, un désir de bonheur,
Fait de tous petits riens, et de mots de couleur,
Comme une symphonie, un vol de goélands
Qui font chanter la vie, au passé, au présent.



LE BERGER

Le ciel a déversé un torrent de pluie fine
Sur les plaines endormies, où souffle déjà le froid.
Le vieux berger, voûté ,redescend des alpines.
Pour passer son hiver au coin du feu de bois.

Les troupeaux l'on suivit, toujours lents et dociles,
Ils ont bravés ensemble, tempêtes et loups errants,
Ont vécu de beaux jours , des moments difficiles.
Ils rejoignent leur vallée , viennent attendre le printemps.

Aux premiers jours d'avril , ils reprendront leur route ,
Grimpant péniblement , les coteaux reverdis.
Ils retrouveront alors l'herbe fraîche et douce,
Ainsi filent les saisons..... et continue la vie....